La cabane au Canada
par Jean-Louis Lascoux
lundi 5 juin 2006
En avril dernier, Nathalie Gettliffe, qui vit normalement en Ardèche, s’est rendue à Vancouver. En 2001, elle avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, levé trois ans plus tard, en 2004, pour avoir quitté le Canada avec ses deux enfants.
Aujourd’hui, elle est en prison au Canada. Confiante, elle s’y était rendue pour poursuivre une médiation avec son ex-époux, père de ses deux premiers enfants ou, selon celui-ci, terminer un doctorat...
La médiation familiale, un piège au Canada
La médiation familiale et pénale fait partie des pratiques, lisons-nous dans la presse, pratiques très répandues au Canada. Comment se fait-il que dans cette situation exemplaire, les médiateurs canadiens soient aussi peu compétents ? Des médiations auraient été tentées à plusieurs reprises. Sans succès. La responsabilité des protagonistes ne saurait être mise en cause : ils sont les jouets de leur conflit. En revanche, quelle piètre compétence de la part des intervenants en médiation, quelle épouvantable démarche que celle des systèmes judiciaires.
Nathalie Gettliffe attend en prison. Son crime est d’avoir voulu protéger ses enfants de l’embrigadement sectaire. Et même si elle s’est trompée, si le père n’est pas le "méchant" que l’on pourrait déduire au regard de ses déclarations concernant l’incarcération de la mère de ses enfants, "une bonne journée pour la Justice"... La date du procès est fixée au 17 juillet. La condamnation encourue par la jeune femme est de dix ans de prison...