Les centrales nucléaires

par Christopher Di Omen
samedi 7 août 2010

Depuis les accidents de Three mile Island en 1979, en Pennsylvanie aux États-Unis et celle de Tchernobyl près de Kiev en Ukraine en 1986 l’opinion publique est inquiète de la sécurité dans les centrales nucléaires.
 
Au Québec nous aurons bientôt une décision à prendre. Nous devons décider du sort de notre seule centrale nucléaire, Gentilly-2 qui possède un réacteur nucléaire Candu pour Canada Deutérium Uranium. Située à une vingtaine de kilomètres de Trois-Rivières, cette centrale arrive en fin de vie en 2011.
 
Nous devons trancher entre un scénario de fermeture ou sa réfection ou tout simplement en construire une autre. Cette dernière n’a pas été retenue. Sa réfection permettra de continuer à produire de l’électricité jusqu’en 2035. Peu importe la décision qui sera prise, la facture sera salée. 1.4 Milliard de dollars pour le démantèlement ou 1.2 milliard pour sa réfection. Selon les estimations d’Hydro Québec.
 
Une centrale nucléaire fonctionne comme une centrale thermique conventionnelle. La seule différence, c’est qu’au lieu de brûler du charbon, du mazout, du pétrole ou du gaz naturel comme combustible pour chauffer l’eau, les centrales nucléaires utilisent au Canada de l’uranium 238. 
 
Nous faisons fissionner l’uranium qui provoque une chaleur. Cette chaleur chauffe l’eau. La vapeur fait tourner la turbine, qui elle fait tourner le générateur, qui lui fabrique l’électricité.
 
Les avantages de l’uranium sur les autres éléments fossiles. C’est qu’elle ne produit pas de gaz à effet de serre. Et surtout elle donne du travail à plus de 100 000 personnes au Canada. Mais là s’arrêtent les côtés positifs.
 
Car les centrales nucléaires rejettent des particules radioactives dans l’air, l’eau et l’environnement. Les micro-organismes, les plantes et les animaux sont sensibles aux radiations. Ces radiations modifient leurs codes génétiques. Ces modifications sont même transmises à tous leurs descendants. C’est toute la chaîne alimentaire jusqu’à l’être humain qui est affectée.
 
Personnellement ce qui me fait le plus peur, ce sont les déchets radioactifs. Après tant d’années de recherche et des centaines de millions de dollars investis, nous ne savons toujours pas quoi faire avec. Pour le moment, ils sont immergés dans d’immenses piscines. Nous songeons à les enfouir dans des caissons. À environ un kilomètre de profondeur, sous la nappe phréatique. Dans le granit du Bouclier canadien.
 
Le problème c’est que les caissons ont une durée de vie moindre que la matière radioactive qu’ils contiennent. Il faudra donc un jour les déterrer de nouveau. C’est encore une solution temporaire. Et c’est encore aussi une décision qui se prendra sans examen public. Au-delà des arguments écologiques, économiques ou sociaux reliés à la filière de l’énergie nucléaire. L’expérience récente démontre la nécessité absolue de questionner les choix en matière énergétique.
 
Notre besoin en énergie a été surévalué. Nous avons aujourd’hui un énorme excédent d’électricité que nous vendons aux Américains. Pourquoi ne pas en profiter pour encourager davantage le développement d’une énergie verte et sans danger. Ces enjeux sont trop importants pour demeurer l’apanage des seuls experts et des élus. Le moment est bien choisi pour dire oui aux énergies renouvelables et non aux énergies redoutables.
 
 Mon site : www.myspace.com/christopherdiomen

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