Maintenir la paix au Sahara Occidental n’est pas l’apanage de l’ONU

par APSO Amis du Peuple du Sahara Occidental
lundi 12 avril 2010

Quand les Etats membres du conseil de sécurité auront-ils le courage politique de faire respecter « la mission sacrée » de protection des peuples encore sous colonisation ?

Le rapport du secrétaire général de l’ONU recommande que la mission chargée de l’organisation du référendum au Sahara occidental soit prolongée d’un an. Telle quelle.

Sans la charger de la protection des richesses qui sont volées, ni des humains qui sont brutalisés.

La Minurso a été mise en place en 1991, parce que le référendum était la condition mutuellement acceptée lors du cessez-le-feu d’une guerre qui durait depuis 1975 entre les Sahraouis et les Marocains.

Rien n’est fait. 200 000 sahraouis survivent en exil dans un désert des plus inhospitaliers, sous perfusion alimentaire et financière internationale.

Le Maroc, protégé des Sahraouis libres par un mur de 2700 Km de long pille en toute illégalité les ressources naturelles du Sahara Occidental. Phosphates, poissons, sable, produits de la terre… appartiennent aux Sahraouis, sont volés et vendus aux profits des colonisateurs.

Le Maroc, brutalise homme femme et enfants sahraouis, dans une tentative de génocide où les armes les plus viles sont courantes. Violences, tortures physiques et psychologiques, libre circulation de la drogue et l’alcool, humiliations professionnelles, asservissement et corruptions…

Au vu et au su de la communauté internationale.

Les avis des services juridiques de l’ONU sur le pillage des ressources naturelles, avis Corell de 2002, et du Parlement européen, juin 2009, sont pourtant clairs.

Les déclarations du l’AG de l’ONU, du conseil de sécurité de 1975, 1979 (date du retrait de la Mauritanie du Sahara Occidental) sont pourtant aussi claires que la centaine de résolutions diverses qui prônent l’autodétermination du peuple occupé, sur son avenir et ses richesses.

L’hypocrisie se niche au cœur du rapport du secrétaire général de l’ONU qui fait exister une impossible réciprocité des situations des Droits de l’homme dans un pays occupé, et dans des camps de réfugiés, administrés par la république crée par ces mêmes réfugiés.

Ceci quand des faits chaque jour plus inquiétants avilissent le Sahara Occidental occupé.

Pour la promesse d’un hypothétique sac de riz, pour quelques pièces, les colons marocains attaquent les défenseurs sahraouis des Droits de l’Homme à coups de pierres et de bâtons. Parmi les colons, les policiers qui œuvrent comme organisateurs et perdent parfois le contrôle du déchaînement qu’ils ont convoqué.

36 Prisonniers sahraouis, en grève de la faim depuis 23 jours pour certains, jettent silencieusement un appel au monde, pour que soient respectés leurs droits.

La croyance Sahraouie en l’ONU et en la paix est pourtant aussi forte que la nouvelle trahison de cette dernière, qui sacrifie ses principes et valeurs sur l’autel de la démagogie.

Quand le conseil de sécurité assumera-t-il son noble rôle, en ayant réellement les moyens d’intervenir ?

Quand les Etats membres du conseil de sécurité auront-ils le courage politique de faire respecter « la mission sacrée » de protection des peuples encore sous colonisation ?


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