Obama achève la démocratie américaine

par javanabal
lundi 6 février 2012

Adopté en toute fin d'année 2011, le National Defense Authorization Act autorise l'embastillage de tout citoyen états-unien sans autre forme de procès. Désormais, la loi martiale est en oeuvre outre-Atlantique.

Après le Patriot Act imposé par Georges Bush suite aux attentats du 11 septembre 2001, les libertés fondamentales des citoyens américains, déjà sérieusement mises à mal, viennent de prendre un coup supplémentaire, au prétexte de la lutte contre le terrorisme.

Le Président des Etats-Unis d'Amérique est désormais autorisé à mettre en détention, pour une durée illimitée, en dehors de toute procédure judiciaire et de toute audition, partout dans le monde, tout citoyen américain simplement suspecté d'être une menace terroriste. Pour ce faire, il pourra recourir aux forces armées et non à la police. Cela résulte du National Defense Authorization Act for Fiscal Year 2012, adopté en toute fin d'année 2011 avec le soutien du Congrès, au sein duquel seules quelques voix se sont élevées contre ce coup d'Etat. Parmi ces dernières, celle de Ron Paul, actuel candidat républicain à la candidature présidentielle.

Ce texte a fait l'objet d'une levée de boucliers symbolique dans le monde anglo-saxon. en revanche, pas un mot dans les media francophones.

Ainsi, Barack Obama, qui n'a de cesse de piétiner les libertés fondamentales et le droit international depuis le début de son mandat, dévoile sa véritable nature de tyran ou, à tout le moins, de marionnette au service de l'oligarchie militaro-financière etats-unienne.

A son actif, on peut noter pêle-mêle, outre ce texte liberticide, l'assassinat d'un citoyen américain par des drones au Yémen, la répression brutale du mouvement des indignés anti-Wall Street et de nombreuses agressions militaires et tentatives de déstabilisation contre des Etats indépendants, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. On peut aussi se souvenir de son opposition farouche à une reconnaissance de l'Etat de Palestine fin 2011, alors qu'il avait affirmé le contraire dans son discours du Caire peu après son élection.

Sous son empire, la "plus grande démocratie du monde" aura sans doute fini de basculer vers une nouvelle forme de fascisme néo-libéral, entraînant malheureusement avec lui tout ou partie du monde occidental, à commencer par ses alliés de l'OTAN, France et Grande-Bretagne en tête.


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