Pakistan : comment porter le coup de grâce à Imran Khan, parrain du terrorisme en France ?

par Bernard Grua
mardi 20 avril 2021

Imran Khan, Premier ministre du Pakistan, dans son discours du lundi 19 avril 2020, confirme vouloir persister dans une rhétorique promouvant la violence et le terrorisme, au nom de sa croisade contre l’islamophobie. Il tente ainsi de calmer les émeutes qui secouent ses grandes métropoles en usant, à nouveau, de la même propagande que celle qui en a enflammé la population. Ce faisant, il nous montre à quel point il est acculé. Il nous livre surtout une des clefs qui nous permettraient de hâter sa chute et de mettre fin à sa nuisance, mortifère pour notre pays.

 

Imran Khan a tenté de calmer un pays en état d’insurrection en incriminant à nouveau la France, son bouc émissaire familier.

 

Ce lundi19 avril 2021, Imran Khan s’est exprimé à la télévision pakistanaise.

 

Le discours est en Ourdou mais « Dawn » en a immédiatement donné une présentation "PM Imran Khan : TLP et gouvernement ont le même objectif mais nos méthodes sont différentes" . (TLP and govt have the same objective but our methods are different : PM Imran).

 

Imran Khan assure poursuivre les mêmes buts que le TLP, parti de l’extrême-droite islamiste et xénophobe pakistanaise.

 

Le Premier ministre du Pakistan indique qu’il restera à la tête du combat mondial contre l’islamophobie. Rappelons qu’il a déjà lancé de nombreuses initiatives en ce sens et qu’aucune n’a reçu de réponse, à part celle de stimuler la haine anti-occidentale, et plus particulièrement anti-française, ainsi que de causer la vague terroriste de l’automne 2020 en France. (lire Agoravox - "Un cas emblématique du discours pakistanais de haine raciale et religieuse contre une minorité et contre les Occidentaux"). Cela lui a valu un regain de popularité bienvenu, alors que l’effondrement de ce pays se fait de plus en plus visible et que sa légitimité est contestée.

 

Les mois de propagande francophobe d’Imran Khan ont enflammé le parti pakistanais d’extrême droite "Tehreek-e-Labbaik Pakistan" (TLP), son allié, le promoteur de la peine de mort contre tout blasphème avéré ou supposé. (Lire Agoravox - "Pakistan : que penser des nouvelles manifestations anti-français embrasant Lahore ?"). Sans que l’on comprenne bien pourquoi, ce denier demande le renvoi de l’ambassadeur de France. Après avoir accepté, le 16 novembre 2020, d’examiner cette action le 20 avril 2021, Imran Khan s’y oppose désormais et entre en conflit avec son vieux complice. Ce qui a pour effet de provoquer des émeutes, des destructions et des morts, au Pakistan, depuis le début de la semaine dernière (lundi 12 avril 2019). Dans le même temps, Imran Khan se coupe de la population pakistanaise, même de celle hostile aux violences du TLP.

 

Imran Khan expose les conséquences possibles du mouvement qu’il a provoqué.

 

[Aucune manifestation de ce type ou demande d’expulsion de l’envoyé français n’a été observée dans d’autres pays musulmans.] « Donc, premièrement, cela n’aura aucun effet sur la France, mais laissez-moi vous dire quelle différence cela fera pour le Pakistan.
… Si nous renvoyons l’ambassadeur de France et mettons fin à nos relations avec eux, cela signifie que nous romprons les relations avec l’Union européenne  ».
La moitié des exportations de textiles du Pakistan sont destinées à l’UE, a noté le Premier ministre, et si elles sont interrompues, cela entraînera le chômage et la fermeture d’usines dans le pays. Le textile étant le principal secteur d’exportation du pays, il exercera également une pression sur la roupie et engendrera inflation et pauvreté.
« Donc la perte sera pour nous, pas pour la France ».
Dawn, Imran Khan 19/04/2020

 

On peut douter de la pertinence de l’argumentaire d’Imran Khan et du fait que les importations européennes de textile cesseront en raison de l’expulsion de l’ambassadeur français. De même, on ne peut pas donner totalement crédit à un départ simultané des représentations diplomatiques des autres pays européens. Les Occidentaux n’ont aucun intérêt à se priver d’une vision interne sur cette poudrière.

 

Sans l’avoir dit, il est probable que le Pakistan pense qu’il lui sera encore plus difficile de sortir de l’humiliante liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) luttant contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les autres menaces liées à l’intégrité du système financier international. Il peut exister d’autres motivations, non-publiques à ce jour, notamment sous la pression de l’armée qui manœuvre Imran Khan en coulisse.

 

Pour mettre fin à la nuisance d’Imran Khan, la France doit contribuer à sa chute.

 

Nous devons arrêter la propagande d’Imran Khan. Sinon, le terrorisme islamiste dans notre pays continuera de prospérer. En automne, après l’attentat parisien du Pakistanais Zaheer Mehmood, nous avons observé la diffusion du venin de Khan et ses métastase en France ainsi que dans le Maghreb, notamment avec les attentats du Tchétchène Anzorov contre Samuel Paty et avec le massacre commis par le Tunisien Aissaoui dans la basilique de Nice. Afin de stopper le discours toxique d’Imran Khan, il serait utile de lui faire perdre son poste de Premier ministre. Nous devons évoquer l’hypothèse d’un coup d’État interne. Pour cela, une des seules solutions disponibles est d’encourager le chaos économique et social au Pakistan.

 

Comme le dit, aujourd’hui, Imran Khan, le départ de notre ambassadeur aurait des effets en cascade aggravant un peu plus la ruine du Pakistan. Prenons-le au mot. Ne serait-ce que pour lui faire perdre un peu plus la face dans ce pays où les apparences comptent plus que la réalité des faits. Ainsi, nous devons effectivement quitter ce pays comme je le suggérais le 16 avril 2020 (Agoravox : Pourquoi la France a intérêt à fermer son ambassade au Pakistan ?). Nous pouvons dire que ce départ se fait à la demande de la population, suite aux positions répétées d’Imran Khan contre notre pays. Ce qui est parfaitement exact. Car, comme on l’a vu, même ceux qui s’opposent aux émeutes du TLP veulent, eux-aussi, le renvoi de notre représentant à Islamabad.

 

Si nous courbons l’échine, le discours de haine d’Imran Khan n’aura pas de cesse et nous en subirons perpétuellement les effets terroristes. En revanche contribuer à faire dégager le dirigeant d’un état failli, qui entend dicter sa loi meurtrière à notre Etat de droit, restera une leçon dissuasive pour tout irresponsable, qui voudrait exploiter le thème de l’islamophobie. Cela contribuerait, de plus, à asseoir la crédibilité de la France dans un monde où la menace est maintenant globale, notamment en raison de la puissance des réseaux sociaux.


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