Quand la Chine s’écroulera

par Bruno Maru
lundi 27 février 2012

 La Chine, usine de la planète avec un taux de croissance à 2 chiffres avancé avant son milliard 3 ou 4 millions d'âmes. Même pas touchée par la Crise et nageant dans l'allégresse du surdéveloppement dit-on aussi ! Telle est la carte postale que tout un chacun reçoit.

 Depuis sa création en 1949, la République Populaire de Chine sous un régime autoritaire dictatorial avec mutation de dirigeants auto-adaptée, s'est hissée au rang des grandes nations. Puis dans les années 80 elle prend le grand train du Capitalisme qui la mène au succès que l'on sait.



 Grâce à ses millions d'hommes et de femmes vivant, travaillant et payés pour une poignée de misère, la Chine a pu ainsi aspirer une partie de l'industrie mondiale. Hier pour produire des bibelots qui faisaient ricaner, aujourd'hui pour des produits, sciences et techniques haut de gamme. Ce dernier bond en avant se faisant par transferts de technologies, par rachats d'entreprises ou plus simplement par espionnage. Car la Chine est toujours en tête des pays-espions dans le classement réalisé chaque année par les services de renseignements américains.

 Le portrait idyllique serait parfait si ces derniers temps, 20 millions de travailleurs ne s'étaient retrouvés sur le carreau et poussés fermement à retourner dans leurs campagnes. Oui, effectivement la Crise a frôlé la Chine mais a laissé des traces. Et de se souvenir que ces dernières années, l'Empire du Milieu s'est fendu de grèves, manifestations, émeutes vite étouffées qui annoncent une certaine prise de conscience du peuple, de ses propres limites et de sa fragilité.

 La masse ouvrière connaissant maintenant les effets de sa production sur le pays et n'en percevant que l'image virtuelle, sait maintenant malgré le conditionnement politique toujours en vogue dans les chantiers/ateliers, que jamais elle ne pourra accéder à la prospérité et aux richesses étalées.

 Cette crise de confiance larvée en plus de la perception d'un régime pékinnois vieillissant, sclérosé et corrompu qui rigide se repose sur le socle de son économie puissante, très fragile en fait car forte de la dette des USA, assujettie au Dollar et basée sur le crédit à outrance pour une partie de sa population aisée et de ses entreprises avec les risques inhérents ou dissimulés.

 Cela ne vous rappelle rien tout ça ?

 Et il ne suffit que du stress post-traumatique d'un simple Trader à New-York, Londres ou Tokyo, sous pressions de sa direction ou de diverses substances pour que les énormes bulles de Champagne chinois n'éclatent puis disparaissent dans un immense "flop" cataclysmique.


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