Sadisme Organisť en Iran

par Jahanshah Rashidian
jeudi 17 novembre 2011

On voit sur certains vidéoclips diffusés sur Internet des scènes horribles d’exécution en Iran qui attirent un grand nombre d’spectateurs, avec cameras à la main pour photographier et filmer la cérémonie de la pendaison. Une bonne partie du film se passe lorsque le condamné palpite pendu au bout d une corde sur l’échafaud. La foule enthousiasmée montre une perversité sadique typiquement développée ou infligée dans une société tyrannisée et quasi-malade.

On voit sur certains vidéoclips diffusés sur Internet des scènes horribles d’exécution en Iran qui attirent un grand nombre de spectateurs, avec cameras à la main pour photographier et filmer la cérémonie de la pendaison. Une bonne partie du film se passe lorsque le condamné palpite pendu au bout d'une corde sur l’échafaud. La foule enthousiasmée montre une perversité sadique typiquement développée ou infligée dans une société tyrannisée et quasi-malade.

Ce sadisme nous rappelle un grand amusement de la vie médiévale pour le spectacle de l'exécution. Lieu de supplice qui était encombré d'immondices et saturé d'odeurs fortes des corps brulés. Comme l’application de la loi Salique au moyen-âge, l'accusé est soumis aujourd’hui en Iran à la loi de la charia et à la volonté de sa justice.

Pour être efficace, cette justice inquisitoire a banalement besoin des accusés qui peuvent vraiment être pendus non seulement pour faire peur aux gens mais aussi avilir la mentalité du peuple. Puisque un régime tyran ne peut pas survire sans décadence de son peuple, alors le régime islamique choisit toute méthode barbare pour survivre.

La pendaison des milliers d’iraniens comme celle des opposants politiques, des enfants, des apostats, des adultères, des homosexuels, des trafiquants de drogue, etc., est un crime routine de cette dictature moyenâgeuse, mais ce qui est plus pénible sur ce sujet, c'est l'attitude des spectateurs qui filment, s'amusent et applaudissent la seine de pendaison.

Au-delà de brutalité de la pendaison et en condamnant le rythme presque quotidien imposé par le régime, il ne faut pas oublier que cet acte atroce non seulement pétrifie de peur les Iraniens mais engendre aussi d’une apathie parmi les segments sociaux qui sont moins conscients. En effet tous les régimes tyranniques créent des individus sadiques tels qu’ils jouissent la mort de l’autrui.

Ce sadisme organisé est la conséquence de refoulement psychologique de violence et de calomnie exercées contre le peuple-lui-même. Le peuple est ramené à un tel stade d’avilissement que chaque individu pourrait jouir, la torture, l’humiliation et même la mort de l’autrui pour s’échapper belle du même destin : la victime n’est soi-même mais l’autrui, elle ou celui-ci à propre place !

C’est dans cet avilissement total et imposé qu’une foule enthousiasmée se lèvera de bon matin pour aller célébrer la mort d’un’ accusé. Comme les badauds romains qui applaudissaient un gladiateur lorsqu’il tue un autre dans l’aréna, et comme ces gladiateurs, les spectateurs eux-mêmes commencent à se sentir formés pour faire preuve d’ardeur au combat de vie car lorsque ces qualités font défaut, le fouet ou le fer rouge et même la mort les inculquaient.

La joie du spectacle de pondaison comme celui des combats des gladiateurs, est une joie sadique transmise par les régimes tyranniques. Ils les infligent parmi les segments les moins éduqués et les moins scrupuleux de la société pour qu’ils soient recrutés comme tortionnaires et bourreaux du régime.

On a vu la joie sadique des Allemands lorsqu’il s’agissait de saccager, humilier et harasser les juifs allemands sous le régime nazi. Certes, cette joie sadique était infligée à la fois par l’appareil de propagande du régime nazi mais aussi acceptée par la société elle-même pour devenir des « bons aryens » et ne pas s’assimiler aux races moins bonnes. C’est le deuxième facteur, le facteur d’avilissement moral d’un peuple, qui est plus grave et parfois plus durable.

Les régimes totalitaires savent que les perversités telles que le sadisme organisé fait refouler la prise de conscience libératrice. Toute une série de facteurs sont en jeu que Le peuple assujetti retarde la prise de conscience, mais ce sadisme organisé est le plus efficace. Sous les régimes totalitaires, nous témoignons toujours des nombreux complices, avec l’endommagement psychique implanté dans leurs têtes grâce à leur poltronnerie — sans compter le facteur d’intérêt direct. En pratique, les masses populaires risquent de devenir des victimes éthiques du sadisme organisé.

Comme le flair et la veulerie d’un publicitaire, les régimes autoritaires utilisent tous les contours de la publicité disponibles pour s’y dissimuler et les exploiter au service de leur vice. Pourtant les régimes totalitaires n’ont pas besoins uniquement de manipuler, ils s’imposent. Ils ne consultent pas leur psychologues mais plutôt leurs tortionnaires et bourreaux.

Ainsi, c’est dans ce sens que la pendaison en Iran, avec tous ses résultats psychologiques et tous ces symptômes apparus, sont calculés par le pouvoir. Ils devront avilir le facteur éthique dans la population tout en engendrant l‘apathie pour l’autrui et la peur du régime, ceux qui sont dialectiquement inséparable l’un de l’autre.


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