Farida Belghoul à propos du système médiatique français

par L’Audible
lundi 20 janvier 2014

Alors que le battage médiatique autour de l'affaire Dieudonné semble en train de s'essouffler, nous avons voulu connaître le point de vue de Farida Belghoul sur la crédibilité que l'on peut encore accorder aux médias officiels en France. Entretien bref mais sans concession...

L'Audible : Que pensez-vous des médias officiels ?

Farida Belghoul : Les médias officiels sont désormais définitivement les chiens de garde des méchants et des pervers. Ils soutiennent le parti de l'oppression et de la domination, du chaos organisé. Les résistants sont leurs bêtes noires. Ils les accablent à longueur de temps en les calomniant et en les diffamant. Ils n'informent pas ; ils nous font la guerre. Cela dure depuis des années. Récemment, à l'occasion d'une conférence sur la théorie du genre et pour la promotion des Journées de Retrait de l'Ecole pour sauver les enfants, une journaliste du Monde m'a sollicitée pour une interview. J'ai refusé, poliment mais j'ai refusé nettement. Je sais que mes réponses auraient été trafiquées à mon désavantage pour desservir la cause que je sers. Je ne me soumettrai pas à ces opérations de manipulation publique. Aujourd'hui, l'information véridique se trouve sur internet. C'est la raison pour laquelle il faut défendre internet.

 

L'Audible : Quelles récentes expériences vous ont convaincues ?

Farida Belghoul : J'ai 55 ans. J'ai été l'un des leaders du mouvement beur des années 1980. Les medias ont alors tous soutenu l'OPA de SOS Racisme pour détruire le mouvement naissant des jeunes immigrés de la seconde génération. SOS Racisme nous a massacrés grâce au soutien inconditionnel du président Mitterrand, de l'Elysée et des medias.

 

L'Audible : Pensez-vous qu'ils puissent changer ?

Farida Belghoul : Ils ne changeront jamais. C'est à nous de changer. C'est à nous de les ignorer et de les mépriser comme ils nous ignorent et nous méprisent. Arrêtons de nous plaindre. Cessons de quêter leur reconnaissance. C'est ridicule ! Je suis fière d'avoir été blacklistée pendant 29 ans. Je ne m'en plains pas. Les journalistes honnêtes doivent quitter les rédactions corrompues et créer des media indépendants. C'est la seule alternative. Une alternative enthousiasmante : nous devons reprendre le contrôle de nos vies !

 

L'Audible : Quels mots utiliseriez-vous pour les qualifier ?

Farida Belghoul : Manipulateurs pervers. Certains journalistes sont convaincus de leurs propres mensonges. Le diable enjolive toujours ses plans destructeurs.


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