Google Print : riposte ’autonome’ des Úditeurs allemands

par Didier Durand
mardi 25 octobre 2005

Une semaine après le lancement de Google Print en Europe, les éditeurs allemands annoncent via Reuters qu’ils vont lancer leur propre initiative de digitalisation des livres qu’ils publient.
Sur le fond, ils ne veulent pas donner leur contenu original à Google, bien qu’ils annoncent que leur librairie électronique sera indexable par TOUS les moteurs de recherche. Ainsi, MSN Search et Yahoo pourront aussi jouer à ce jeu, sans digitaliser eux-mêmes (même si Yahoo a déjà prévu de commencer).


Même si la tâche est lourde, et que personne ne sait aujourd’hui si elle sera un jour rentable, l’initiative est logique : les éditeurs recevront ainsi le trafic de recherche sur leurs serveurs. Ils le contrôleront à 100%, pour en tirer des opportunités de revenus indirects (publicité, promotion d’autres produits, etc.) .
M. Ullmer, le responsable du projet, estime ces coûts à 3 000 euros de frais fixes (pour le serveur) + 10 euros par titre digitalisé. Il annonce également que "100 éditeurs sont déjà à bord".
Bien sûr, il y a aussi déjà des défecteurs, SEW rapporte que l’éditeur de dictionnaires Langenscheidt a, lui, déjà directement "fait affaire" avec Google. Il va intégrer 160 de ses dictionnaires à Google Print.
Finalement, c’est malgré tout une avancée dans la mission officielle de Google d’organiser pour chaque individu un accès efficace à l’ensemble de l’information de la planète.
Cette initiative allemande a pour moi deux avantages.
Sa forme proactive accélère la mise en place de cet accès universel à l’information planétaire pour tous les individus. On devrait gagner ainsi un peu de temps sur les 300 ans nécessaires estimés par Google ! Sa forme ouverte devrait réduire un peu les multiples conflits sur le sujet de ces derniers mois. Ce Google Print et ses jumeaux sont une véritable révolution : il faut donc un peu de temps, après les escarmouches initiales quasi-incontournables (... et même nécessaires) pour que chacun trouve sa place sur le nouveau "terrain de jeu". Cette normalisation est maintenant bien en route !


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