La révolution du livre numérique

par Mathias G.
jeudi 17 janvier 2013

Beaucoup sont ceux qui craignent que l’apparition du livre numérique (e-book en anglais) et son développement phénoménal n’entraînent la fin du livre papier. A terme, c’est tout à fait possible et même sans doute inéluctable, mais en attendant, quels sont les avantages et les inconvénients de la dématérialisation du livre ?

Qu’il était bon le temps où l’on pouvait toucher, soupeser, manipuler l’objet-livre, cette espèce en voie de disparition… Bien sûr, j’exagère, n’empêche… Est-ce la fin d’une civilisation, comme le dit Philippe Leclercq ?

Désormais, le marché en expansion, c’est celui de l’e-book sous toutes ses formes et sur toutes les liseuses (Kindle, Kobo, Sony reader…), puisque dès l’année dernière, Amazon Uk (traduisez United Kingdom, Royaume-Uni) vendait plus de livres numériques que de livres papier. Ce sont les livres à moins de 5 euros qui se vendaient le mieux. Les éditeurs classiques l’ont-ils bien compris ? Oui et non. Explications.

Pour les nouveautés issues de ces éditeurs, le prix d’un livre vendu 20 euros sur les étagères d’une librairie atteindra souvent les 15 euros pour un format e-book, soit 25% moins cher que le livre papier. Moins chers certes, mais est-ce bien suffisant pour convaincre le potentiel acheteur d’acquérir le dernier Amélie Nothomb ou le dernier Franck Thilliez ? En effet, la sphère numérique recèle des centaines de milliers de titres portant sur tous les sujets possibles et souvent, pour ne pas dire toujours, à des prix bien inférieurs. Certes, le lecteur sera attiré par le nom de l’auteur, sa renommée, mais cette perspective suffira-t-elle face à des concurrents, certes moins connus, mais dont les prix ne sont absolument pas comparables (exemple avec mon livre vendu pour 3 euros) ?

Et puis, il faut le reconnaître, il y a l’aspect pratique. Les liseuses dernière génération s’allument dans le noir, pèsent moins de 300 grammes, tiennent dans une poche et peuvent contenir des milliers d’ouvrages, dont certains sont gratuits, car libres de droits… On peut changer la taille de la police d’écriture si l’on a un problème de vision, chercher directement dans le dictionnaire intégré le mot inconnu…

Les éditeurs dits « classiques » survivront-ils à l’assaut des nouveaux éditeurs du numérique (Atramenta, Numeriklivres…) et des auteurs autopubliés ? Comprendront-ils qu’ils ont tout à perdre s’ils ne baissent pas quelque peu le prix de leur produit (le lecteur se sentant un peu pris pour un gogo, alors que les éditeurs n’ont plus de frais d’imprimeurs et que les % accordés aux auteurs n’augmentent pas) ?


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