Maroc : qu’est-ce qui fait courir le journal Le Monde contre la monarchie marocaine ?

par Mohamed Takadoum
jeudi 12 février 2015

Dans son édition du 08/02/2015, le journal Le Monde annonce sous la plume de Fabrice Lhomme, Gérard Davet et Ahmed Benchemsi et à la veille de la rencontre entre le Roi Mohammed VI et le président Hollande avec force détails que le souverain est client de la HSBC. 

 Concernant l’édition papier du journal Le Monde, L’Economiste journal marocain s’étonnait le, mercredi 11/02/20015 que « Nul autre, fut-il industriel influent, artiste de premier plan ou souverain régnant n’a eu droit au traitement spécial que l’enquête « Swissleaks » a réservé au Maroc, son Roi et la Famille royale dans le journal Le Monde : presque trois quart de page, dont une très grande photo, dans l’édition datée de mardi (disponible au Maroc) ».

 En fait, les journalistes du Monde et sous le sous-titre « Le mystère des holdings royales » croyant réaliser un scoop exposaient le patrimoine de la famille royale. Celui-ci est présenté comme « un défi à la constitution marocaine ». Or, ce patrimoine est archi connu et il ne s’agit ni plus ni moins que de l’héritage de feu Hassan II que les membres de la famille royale fructifient au su et au vue de tout le monde. Qu’est-ce que cela à avoir avec la constitution marocaine à partir du moment que les gens les impôts dus à l’état et agissent dans la légalité.

Auparavant, les journalistes du Monde pour qui le Maroc semble-il est encore sous protectorat français, ont soumis des membres de la famille royale à une sorte d’interrogatoire. En effet le site 360.ma a révélé que les deux journalistes français ont adressé par messages un véritable interrogatoire aux membres de la famille royale concernant leur patrimoine et sa répartition. Le site en question précise que « En s’appuyant sur des éléments obsolètes et sans grandes significations, l’« enquête » de ces journalistes cherchera à présenter le patrimoine privé de Mohammed VI comme un obscur chapelet de montages de sociétés et de comptes à l’étranger, alors qu’il s’agit de structures parfaitement légales. Il faut croire que les commanditaires de cette « enquête » ainsi que leurs journalistes d’investigation n’ont rien trouvé d’exclusif, ni même d’assez consistant pour alimenter et donner un semblant de crédibilité à leur article. Mais quand on cherche à nuire, tous les moyens sont bons… »

Or ce qu’il faut rappeler c’est que cette cabale du journal Le Monde contre la famille royale est ancienne et a été concrétisé récemment par le recrutement de M Ahmed Benchemsi dont les liens avec le prince Moulay Hicham -en rupture de ban avec la famille royale- ne sont plus à démontrer. Sur les centaines de journalistes marocains, Le Monde n’a trouvé pour parler du Maroc que ce journaliste dont les charges violentes à l'encontre de la monarchie frisent l'obsession. 

En fait, pour Le Monde c’est un retour à ses vieux démons contre la monarchie marocaine. Difficile d’oublier les articles incendiaires contre cette monarchie du temps de feu Hassan II sous la plume entre autres de Paul Balta grand ami de l’Algérie de Boumédienne. En 1997 deux ans avant sa mort, feu Hassan II faisait condamner le Monde par un tribunal parisien pour offense au chef d’état d’un pays étranger.

Avec l’avènement de S M Mohammed VI, la cabale va repartir de plus belle. Cette intronisation le 31 juillet 1999 a été accueillie avec espoir par le pays mais avec scepticisme par certains journalistes dont l’ancien correspondant du Monde à Rabat Jean Pierre Tuquoi pour qui le jeune Roi serait « rapidement emporté par une vague islamiste ». Dans son livre, « le Dernier Roi » publié deux ans après l'arrivée de Mohamed VI au pouvoir, il raconte tout simplement que celui-ci n'avait pas « les qualités requises » pour régner. « Mohammed VI ne s'exprime guère, n'a lancé aucune réforme d'envergure, travaille peu… ». Un jugement sans appel. Bien que Jean Pierre Tuquoi n'ait jamais parlé à ses lecteurs de celui qui avait ces qualités, il ne tarissait pas d'éloges sur le cousin du Roi.

Mais un cinglant démenti a été apporté à ce « oiseau de mauvaise augure » car ceux qui connaissent le pays savent que Mohammed VI a transformé le Maroc en un vaste chantier, parcourant quotidiennement le pays de long et en large, initiant des projets de développement, en assurant personnellement le suivi et l’exécution : infrastructures, énergies renouvelables assainissement et réhabilitations urbaines et a mené dès le début de son règne une lutte contre le laxisme dans la gestion des affaires publiques, la corruption et le trafic de drogue.

 Le pays a recouvré ses capacités d’investissement perdu dans les années 80 et 90.Plus de deux millions de marocains ont été tiré du seuil de pauvreté. Ayant le PIB par habitant le plus bas du Maghreb, le Maroc a SMIG le plus haut et ses cadres sont les mieux payés. Le taux d’analphabétisme qui était de plus de 50% au moment de l’accession de Mohamed V au trône est passé à 30% pour être ramené à 20% en 2016 et être éradiqué dans les années 2020. A signaler aussi la lutte contre la pauvreté et la consécration des droits de la femme avec le nouveau code de la famille « La Moudawana ».

La réconciliation des marocains avec leur passé récent avec l’Instance Equité et Réconciliation. La couverture médicale est en phase d’être réalisée pour tous. A l’accession au trône du roi, le pays comptait 300 km d’autoroute, le pays est en phase de réaliser 1800 km en desservant le pays du nord au sud, d’est en ouest. Les plans d’électrification et d’adduction en eau potable sont passés de 50% à plus de 90% voire 100% dans certaines régions actuellement. Le pays est doté d’un cap, d’une vision, de plans sectoriels en cours de réalisation dans les infrastructures, l’industrie, l’agriculture, le tourisme et l’énergie avec le plan solaire notamment.

Sur le plan politique, les réformes constitutionnelles initiées par le Roi qui étaient regardées avec scepticisme et présentées de manière caricaturale par Le Monde à ses lecteurs sont des avancées notables sur le chemin de la démocratisation du pays.

 Bien entendu rien de tous ces avancées ne trouvent grâce auprès du journal le Monde qui n’en parle presque jamais. Bien sûr qu’il faut parler des insuffisances que connait le pays, de la pauvreté, des problèmes sociaux de la corruption, du chômage, de la justice, de l’enseignement, de la santé et d’une meilleure répartition des fruits de la croissance sujets traités quotidiennement par la presse marocaine.

 Mais pour le Journal Le Monde lui, sa fixation reste la monarchie                                marocaine. 


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