PPDA et MacÚ-Scaron pris la main dans le sac

par Paul Moffen
lundi 19 septembre 2011

Il n’y a pas que les élèves qui trichent ! Qui bravent la morale, les valeurs comme certains le clament du haut de leur chaire. Les aînés restent leurs mentors. La preuve par PPDA et Joseph Macé-Scaron, tous deux journalistes. L’un, ancien présentateur vedette, l’autre : directeur adjoint de l’hebdomadaire Marianne (après avoir fait ses classes au Figaro). Au premier degré, on peut dire qu’ils partagent une passion. La flamme du plagiat. Cet art qui consiste à pomper un auteur émérite sans le citer. Pas vu, pas pris ! Une déontologie que les deux « récidivistes » condamnent sans ambiguïté, pourtant… Mais entre le discours et les actes, la frontière relève du mythe. Du label. C’est ce que vient de rappeler la justice « aux délinquants à col blanc. » Aux omniprésents du quatrième pouvoir, familiers des entrées, des plateaux, des casquettes multiples (chroniqueurs, rédacteurs, animateurs, producteurs, écrivains…). Que les puristes se rassurent. Cette décision ne changera rien à la situation des deux confrères. Patronnés, ils garderont leur poste, leur salaire, leur carte de presseleurs réseaux. Mieux encore ou ironie de la polémique. Ils feront la leçon à l’antenne, se présentant comme des parangons de vertu, sans éprouver la moindre gêne. « Une élite éclairée » qui distille « la bonne parole » aux ignorants que nous sommes. Dans ce microcosme, le remords, la conscience ne sont que des mots. Des vœux pieux. Quand ils ne sont pas un alibi pour relancer une profession aux abois. Joseph Macé-Scaron – un Plenel tatoué- en théologien inavoué, continuera, sur I>TELE, de pourfendre le gouvernement, de lister les scandales… et de présenter des livres où, en « critique avisé », il passe des auteurs au vitriol. Adepte du néologisme, il parle «  d’intertextualité » pour assurer sa défense.

Patrick Poivre d’Arvor, toujours propre sur lui, malgré des interviews bidonnées, enchaînera les conférences, proposera son talent au plus offrant, sans avoir à batailler, ni à jouer les capitaines Achab. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Une maxime jugée « ringarde » pour une corporation qui, au nom de l’exemplarité, l’honnêteté, adore exhumer les affaires, les boules puantes. Mais qui ne supporte pas la moindre critique dés qu’on l’interroge sur ses pratiques, ses mœurs, son rapport à l’éthique, au pouvoir, à l’argent. Il serait injuste de réduire l’œuvre des contrebandiers à « la délinquance littéraire », au pillage des sources. Des pratiques ancestrales, somme toute, consubstantielles aux pesanteurs du milieu, à l’habitus, appelées circonstances atténuantes. PPDA tout comme Macé-Scaron sont cultivés. Il faut le reconnaître ! Mais plombés par une réputation de tricheurs, « de voleurs de beauté ». Au point de passer pour des cuistres de la pige. Des mercenaires, pour ne pas dire faussaires, incapables de plaider « coupables » quand on les prend la main dans le sac et qui font du déni, une respiration de caste. Contrepartie naturelle des projecteurs, de la gloire, renchérissent les médiocrates. Le toujours plus de François de Closets. En deux mots : la tentation de l’éternelle innocence. L’éloge de l’irresponsabilité psalmodieraient les héros défroqués, déclassés, en mal d’idées claires.

Pour aller plus loin :

« Joseph Macé-Scaron ne réserve pas l’ « intertextualité » à ses ouvrages littéraires. Dans ses articles de presse, il recopie également des passages entiers sur ses confrères. Exemples. A ce jour, Joseph Macé-Scaron a publié trois romans. On sait, depuis les révélations de ces dernières semaines, que le directeur adjoint de la rédaction de Marianne, directeur du Magazine littéraire et célèbre chroniqueur télé, a fait des « emprunts » non signalés dans les trois : à Ernst Jünger dans Trébizonde, avant l’oubli (Robert Laffont), à Victor Malka pour Le cavalier de Minuit (Julliard) et à pas moins de trois auteurs – Bill Bryson, Jay McInerney et Rachel Cusk – pour Ticket d’entrée (Grasset), best-seller de ces derniers mois avec 40 000 exemplaires écoulés. Un petit parfum de scandale plane sur Saint-Germain-des-Prés. »

Lire la suite de l’article, L’Express.fr

« Déjà soupçonné de plagiat pour sa biographie d’Hemingway, Patrick Poivre d’Arvor s’est fait taper sur les doigts mercredi par la justice qui l’a condamné pour avoir, dans l’un des ses ouvrages, porté atteinte à la vie privée d’une ex-compagne et pillé leur correspondance. Le journaliste devra verser à Agathe Borne 25.000 euros de dommages-intérêts et 8.000 euros de frais de justice. »

Lire la suite de l’article du Point.fr

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