Confiance : Hollande dépasse le déficit autorisé. La France prévoit des sanctions le 30 septembre !

par syd93
jeudi 27 septembre 2012

François Hollande s’y était pourtant engagé. Il allait rompre avec la politique de son prédécesseur qui dès le début de son quinquennat en 2007 avait fait exploser le déficit de confiance. Pour respecter le nouveau pacte de confiance, signé le 6 mai 2012 avec la France et ainsi respecter les critères de convergences entre l’Elysée et les citoyens français, le nouveau président de la république devait mettre en oeuvre une politique radicale de changement. Cette politique de changement devait s’appliquer maintenant, mais…

Sous la pression de nombreux lobbies européens, pour la plupart des rentiers des dettes budgétaires, il a renoncé à son ambitieux programme de renégociation du Traité Européen, également appelé TSCG. Il a ainsi renoncé à mener une guerre audacieuse mais absolument nécessaire contre la finance, l’une de ses promesses phares, toujours sous la pression de ces mêmes lobbies. A propos du TSCG, il a même été jusqu’à renoncer au référendum populaire, rompant avec une tradition fortement ancrée au sein de la république à laquelle il semblait pourtant tenir.

Les conséquences pour le pays n’ont pas tardé à se faire sentir. Dès le mois de juillet, l’Elysée, principale instance de régulation de la côte de confiance, enregistrait une aggravation tout à fait remarquable de son PFH (Pour François Hollande). Mais c’est au mois de septembre que le PFH a enregistré une très inquiétante dégradation, dépassant les critères autorisés 4 mois après la signature du pacte de confiance le 6 mai dernier.

Les déclarations récentes des principaux chefs du PS, à commencer par Jean-Marc Ayrault, exhortant les partis de la gauche française à rentrer dans les rangs de la rigueur, les assimilant même quelquefois au F Haine, une organisation résolument nationaliste, xénophobe et raciste, n’a en rien rassurer les observateurs avisés. Bien au contraire, l’inquiétude a gagné de l’ampleur car ces déclarations ont bel et bien confirmé l’intention de François Hollande de ne pas tenir ses promesses de changement et de poursuivre les politiques libérales de son prédécesseur. Elles ont aussi eu pour effet d’isoler encore un peu plus le chef de l’état et les instances socialistes, puisque désormais, ils sont les seuls à gauche à vouloir marcher dans les pas de l’ancien gouvernement pourtant défait lors des dernières élections générale françaises.

C’est dans un tel contexte de crise du déficit de confiance et de dégradation de son PFH que la France s’apprête, dès le 30 septembre prochain, à appliquer des sanctions à l’égard de François Hollande et de sa politique finalement comparable à celle appliquée ces 10 dernières années.

La question demeure cependant : François Hollande entendra-t-il la demande de changement à gauche et surtout l’appliquera-t-il ? Car selon tous les observateurs que nous avons rencontré, la restauration de la confiance française et de son PFH est à ce prix.

Sydne93


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