Des hommes et des femmes meurent dans la rue, faute d’abri mis leur disposition ! Y EN A ASSEZ !

par CHALOT
lundi 27 décembre 2021

Ils sont dehors, les uns depuis des années et des années, d’autres plus récemment.

Ne dites pas qu’ils sont volontaires, qu’ils veulent vivre ainsi.

Est-ce une vie que de dormir à même le sol, d’être obligé de se protéger à tout moment, de ne pas pouvoir, la plupart du temps, se laver ?

Ce sont des hommes et aussi des enfants, ils seraient 31000 à la rue d’après l’UNICEF.

On voit de plus en plus de jeunes qui disposent du RSA ou de rien s’ils n’ont pas 25 ans et s’ils n’entrent pas dans les critères.

Avec un RSA, avec des petits contrats, ces jeunes ne trouvent pas de logement, de studio : il n’y en a pas assez et il faut rentrer dans les critères.

Un jeune couple qui dormait dans l’ancienne piscine de Fontainebleau, aujourd’hui détruite a été relogé ?

 Les colibris solidaires bellifontains avec le soutien du DAL 77 sont à l’initiative de ce relogement, ils en remercient l’association qui a accepté de mettre à disposition un logement.

Un autre jeune las de vivre à la rue va s’installer début janvier et nous remercions le bailleur privé qui lui fait et nous fait confiance.

Ce sont deux petits ruisseaux de vie….

A côté, dans notre département, des centaines de personnes sont dehors, au froid.

Le DAL 77 a réussi à faire mettre à l’abri d’autres personnes, des femmes, des hommes et des familles, expulsés ou sans domicile.

Nous l’avons fait, nous continuons à le faire mais c’est insuffisant.

Le nombre de places d’hébergement et de mise à l’abri est limité pour des raisons financières, c’est ce que nous confirme la Préfecture, le 115 ou le SIAO….

Des priorités sont données aux familles, aux femmes enceintes (grossesses de 4 mois et plus) ; aux handicapés…. Les autres attendront l’alerte grand froid et l’ouverture de gymnases.

La mort peut atteindre n’importe quel être qui est contraint de dormir dehors, on l’a vu à Bordeaux récemment avec un homme de 35 ans.

« Au 23 décembre 2021 nous avons appris 528 décès de personnes "SDF". elles et ils avaient 48 ans en moyenne. »

http://www.mortsdelarue.org/spip.php?article14

 

Oui, le monsieur avec qui vous avez parlé hier soir ou à qui vous avez glissé une pièce ou un billet, sera peut-être, malheureusement dans la prochaine liste des morts de la rue.

 

Il faut que les différents partenaires se retrouvent autour d’une table pour agir en conséquence, c’est-à-dire mettre fin aux éternels renvois entre les services de l’Etat et le délégataire du 115, d’un côté et les CCAS de l’autre.

Beaucoup de villes disposent de locaux vides.

 

Il doit être possible d’agir ensemble.

Il existe des exemples réussis de partenariat, le DAL en est partie prenante, à Fontainebleau et à Vaux-le-Pénil, en ce moment mais ce ne sont que deux gouttes d’eau. Nous avons besoin d’un fleuve de la solidarité et ce fleuve ne peut résulter que de la somme des rivières qui convergent.

 

Notre association et toutes les autres qui agissent sur le terrain ne se contentent pas d’interpeller les pouvoirs publics, de lancer des « Ya qu’à « 

Nous nous engageons tous les jours et nous ne connaissons pas la trêve des confiseurs.

 

Jean-François Chalot

 


Lire l'article complet, et les commentaires