Entre le Front National et Dupont-Aignan il y a plus qu’une différence !

par Coeur de la Beauce
samedi 25 janvier 2014

D'un côté le seul parti qui énonce la république dans son nom, de l'autre le seul qui se dit parti national. C'est bien une question de principes et d'idées qui guide les deux démarches de mouvements controversés et critiqués dans les medias peu soucieux de mettre en avant des gens qui remettent en cause le libre-marché mondial et la destruction des états-nations.

 

"United colors of Benetton" proclamait une pub dans les années 80... annonçant la fin des identités diverses fondues dans l'identité consumériste. Le libéralisme que nous ont imposé nos maîtres banquiers a donné vie à l'homo consumeris dont la seule raison de vivre est de choisir s'il ira faire ses courses à Carrefour ou à Leader Price. Le collectif et l'intérêt général ne concernent plus les libéraux. Misère sociale, violences, délinquance et immigration provoquée pour casser les salaires ne font plus réagir grand-monde, à part les idéalistes qui s'intéressent encore à l'Histoire et à la citoyenneté...

Or les partis dits "extrémistes" sont les seuls à évoquer le collectif et l'avenir à long terme. D'où le succès du Front National, mouvement développé dans les années 70 par un ex-officier du renseignement militaire, Le Pen et un professeur d'histoire-géo, François Duprat, connu pour ses liens avec la DST. Le rôle de ce parti pour le système libéral : canaliser et répertorier les mécontents pour éviter des tensions de rue ; le succès de cette démarche est démontré depuis les années 80 : La France a évité des années de plomb à l'italienne grâce au FN... et on ne peut plus parler de certains sujets sensibles sans être taxé de "fasciste" ! Le repoussoir moussé par Mitterrand a bien travaillé.

Mais d'autres idéalistes sont entrés en jeu, de Philippe Seguin à De Villiers pour démonter les conséquences de l'abandon de souveraineté de la France, et ces gens avaient raison. Tout ce qu'ils ont prédit il y a 25 ans est arrivé : délocalisations, chômage de masse, immigration incontrôlée avec ses conséquences... suite à des traités iniques signés sans le consentement des masses populaires, ce que le général De Gaulle n'aurait jamais permis.

Et nous y voilà, oui c'est bien l'homme du 18 juin qui doit inspirer l'action des patriotes. Certaine idée de la France, refus des diktats américains, sens de la justice sociale, ténacité et recherche de l'intérêt national, le général fut de mon point de vue le seul homme politique d'envergure que notre pays a connu au siècle dernier. Je sais que nul n'est parfait, que l'on doit à De Gaulle l'abandon de l'Algérie, mais pouvait-on vraiment faire autrement ? Difficile. Au moins il aura tenu la France hors de l'OTAN et refusé l'entrée du cheval de Troie anglais dans le marché commun. Il a résisté aux tentatives de destabilisations comme mai 68 orchestrées aussi bien par les maoistes que par la CIA. Il est l'homme qui, à la fin de la guerre, a empêché la prise du pays par les communistes staliniens et une possible guerre civile...

Entre le général De Gaulle patriote et républicain et le maréchal Pétain nationaliste tradi et anti-parlementaire le choix est vite fait. Un seul parti se réclame aujourd'hui du général : Debout la république de Dupont-Aignan, et je suis fier de militer pour lui. Les gens que j'y rencontre viennent d'horizons différents : cadres commerciaux, artisans, enseignants, ouvriers, petits fonctionnaires... ils sont la France gaulliste réunie. Et je dis cela sans être cadre du mouvement... certes les scores électoraux sont modestes pour l'instant ; mais la question est de savoir si nos congénères souhaitent vraiment le retour à l'état-nation ?

20% des français votent pour le FN, pour gueuler, protester et se défouler. Souhaitent-ils réellement l'arrivée de Marine aux affaires ? Bonne question. Qui a gravité dans les permanences frontistes est frappé par le manque de cadres de ce parti (voir mes articles précédents) et le nombre de cas sociaux qui y trainent. Personne de sérieux ne peut croire que le FN puisse prendre le pouvoir en France, souvenez-vous du 21 avril 2002... être à la fois contre l'ultralibéralisme (que pourtant Le Pen défendait dans les années 80 !) et contre la république cela fait désordre. 

L'objectif de cet article n'est pas de déclencher une guéguerre anti-frontiste, au contraire. Il faut simplement inviter les sympathisants du front à faire la différence entre un défouloir et un parti politique... entre un nationalisme antisocial et le patriotisme progressiste. Il y a plus qu'une différence entre un général républicain et un maréchal opportuniste et passéiste...

 


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