« Garde Vous »

par jlhuss
jeudi 4 juillet 2013

En politique quand on ne représente rien on la boucle. Telle pourrait-être la conclusion de l’épisode Batho.

Il y a belle lurette que Hollande attendait le maillon faible, celui sur lequel on peut cogner sans risque. Delphine Batho n’a pas compris toute sa « transparence » : un parfait « maillon faible » C’était la cible facile recherchée.

Elle permet au Président et à Ayrault de se payer un brevet d’autorité à faible coût. Avec un Montebourg ou un Hamon, au demeurant bien sage, le prix eut été plus élevé. Cécile Duflot , certes prête à avaler toutes les couleuvres, n’en parlons pas. C’est quand même l’écologie qui trinque un peu au jeu du billard à « trois bandes ».

"A s'être crue davantage que ce qu'elle est, Delphine Batho a pris un risque politique considérable. Mais l'orgueil n'explique pas tout dans cette affaire. Si l'ancienne ministre a été limogée, c'est aussi, et peut-être avant tout, parce qu'elle s'en est prise à ce qui constitue le cœur du contrat de confiance gouvernemental : le budget." Le Président ne souffre pas que l’on puisse de prêt ou de loin contester ses choix de fond, pour auatant qu’ils existent. "Au-delà des personnes et au-delà du nombre, ce qui m'importe, c'est la ligne. Il ne doit y avoir qu'une seule ligne. Tous les ministres sont liés les uns aux autres par un pacte qui va de soi : faire réussir la politique que j'ai décidée pour le pays"

L’avertissement va sans doute être pris en compte par tous ceux, ils sont de plus en plus nombreux, qui au PS veulent faire entendre une petite musique personnelle pour essayer de sauver les meubles. Ils doivent se convaincre qu’il n’y a pas de salut en dehors des choix présidentiels.

Bien loin est le temps de la concertation de la discussion, nous en revenons aux fondements de la Vème République, l’exécutif est à Élysée, nulle part ailleurs, et les députés ou barons du PS doivent comprendre qu’il convient de rester le petit doigt sur la couture du pantalon. S’ils manquent d’expérience, qu’ils demandent à leurs collègues de l’UMP rescapés des dernières législatives ; ils connaissent. Les « anti godillots » sont invités à chausser les mêmes baskets.

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