Hollandebashing ou Hollandeshotting ?

par Pelletier Jean
jeudi 26 septembre 2013

Je reviens sur l’affaire de M. Doligé sénateur UMP. 24 heures se sont passées et je constate que dans une démocratie comme la France, on laisse passer l’incident, comme si de rien n’était, juste quelques propos indigné en provenance du PS. La police des mots devrait bien faire son ouvrage…

Ces propos factieux et fascistes ne sont pas dans la bouche d’un homme jeune qui ne maitrise pas encore sa langue ou sa colère, ils sont ceux d’un homme de 70 ans, Sénateur et Président d’un conseil général. Il n’y aura donc personne pour rappeler que lorsqu’on est élu de la République on se doit d’être un modèle d’intégrité et de morale. Un modèle, dont tous les propos se doivent d’être mesurés.

L’impétrant de surcroit a confirmé ses propos… il persiste et signe son appel au meurtre. Certains diront que c’est du second degré…, que s’indigner relève de la police des mots. C’est bien le plus inquiétant, non seulement on laisse passer… sans rien dire, qu’un notable de droite s’amuse à faire une bonne phrase en engageant ses militants à tirer sur le Président et ses Ministres, mais il faudrait ne pas relever.

Chaque renoncement, et ce n’est pas le premier est un pas de plus vers la catastrophe générale, la contamination du pays et son acceptation des idées d’extrême droite. Des idées aux actes … le passage sera facile, puisqu’encouragé par les tenants de ce type de débat politique et par l’anesthésie de tous les autres.

Ce n’est quand même pas monter sur ses grands chevaux que de demander à un notable politique de respecter les règles en vigueur dans le débat républicain et marquer le minimum de respect à l’égard d’un président de la république, élu il y a peu, et de son gouvernement. Du HollandeBashing on est en train de passer au Hollande shotting… faut-il se taire ?

Non, bien sûr, il faut réclamer du Président du Sénat Jean-Pierre Bel une intervention et une convocation, de M. Doligé pour qu’il vienne s’expliquer… Quant à l’UMP, on aimerait que ses portes paroles les plus républicains s’insurgent et demande des comptes, comme Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Lemaire… et d’autres.

Enfin il doit bien exister encore quelques démocrates républicains dans le département du Loiret pour le poursuivre inlassablement et lui demander des comptes.

Marine le Pen doit bien se marrer, il ne se passe pas une journée sans qu’un notable de l’UMP fasse un mauvais mot, un faux pas, dont elle et le Front National se sentent renforcer. Elle n’a pas besoin de manier l’outrance, puisqu’elle dispose d’une UMP à sa botte prête à toutes les tirades les plus extrêmes...

S’il se trouve un simple d’esprit (et il y en a) qui tire prochainement sur le cortège présidentiel ou un ministre de ce gouvernement, on en reparlera, on parlera cette fois-là de la Police des Mots.


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