L’adieu de Valls la gauche…

par CHALOT
mardi 21 mars 2017

Filoche continue contre vents et marées, contre le sectarisme et les égos de certains à rester fidèle à ses idées.

S’il a rompu avec la LCR au début des années 90 pour rentrer au PS ce n’est pas pour y faire carrière mais pour continuer autrement un combat social et politique.

Je lui reconnais cette constance.

Alors que beaucoup pensent que jamais Mélenchon et Hamon n’accepteront de s’entendre afin qu’un seul des deux se présente avec le soutien de l’autre, pour battre la droite, lui continue jusqu’au bout.

L’analyse que son courant défend dans le PS et à l’extérieur va dans le bon sens :

 

« La lecture de la tribune de Manuel Valls au JDD du 19 mars est instructive. C’est un pas de plus vers sa rupture avec la gauche et son histoire. Celle du front populaire, celle du programme commun ou de la gauche plurielle. Une rupture au nom de l’alliance des progressistes et des républicains.

La cohérence c’est ce qu’invoque Manuel Valls dans le JDD. La cohérence c’est sa politique au gouvernement : aides aux entreprises sans contrepartie, mise en cause du Code du travail, déchéance de nationalité et état d’urgence permanent, critiques contre Angela Merkel contre l’accueil trop nombreux de réfugiés. La cohérence c’est de soutenir Macron demain. La cohérence c’est de vouloir débaptiser le parti socialiste depuis longtemps, de rompre avec Épinay et de revenir aux errements de la SFIO, c’est trahir la promesse du socialisme, celle de répondre au monde du travail, au salariat. 

Demain cette cohérence ce sera d’appeler à un gouvernement des progressistes avec Macron, Bayrou et tous ceux de droite qui s’y reconnaîtront. Cette cohérence c’est celle de la grande coalition pour imposer des réformes anti sociales, limiter les dépenses publiques, refuser d’aller vers la sortie du nucléaire. Cette cohérence c’est de s’opposer de toutes ses forces à l’unité de la gauche sur un projet répondant aux urgences sociales, écologiques, démocratiques. 

Opposer le choix du rassemblement à gauche 

Ce diagnostic appelle des choix. Celui de construire l’alliance à gauche des écologistes, des socialistes, des communistes, des insoumis. Cette alliance ne nécessite pas l’accord complet sur tout un programme mais l’accord sur un socle de réponses aux attentes du salariat, de la jeunesse, des retraités. Tant dans les propositions de Hamon, de Jadot, de Mélenchon… ce socle existe.

Ce socle unitaire ouvre l’hypothèse d’un gouvernement Hamon, Jadot, Laurent, Mélenchon. C’est celui de la cohérence avec la majorité sociale.

Cette bataille pour l’unité, c’est une boussole pour les élections qui viennent présidentielles et législatives. C’est aussi la meilleure démarche pour que vive une gauche démocratique, sociale, écologiste qui réponde aux défis de notre temps. 

Rejoignez-nous dans ce combat.

Adhérez au réseau de la Gauche Démocratique et Sociale »

 

Oui il faut continuer et militer pour l’unité mais Gérard !, si Valls et ses amis ont rompu définitivement avec la gauche, il faut en tirer les conclusions qui s’imposent :

Il n’y a plus de maison commune entre ces gens-là et les socialistes qui se réclament de Jaurès et même de Blum ( !?), il faut en déduire les conséquences et se préparer à construire enfin un grand parti anti libéral donc anti capitaliste !

Le processus sera long mais dès maintenant il faut affirmer que rien ne se se fera avec les « socialistes qui soutiennent Macron !

Gérard ! Il faut aller jusqu’au bout de l’analyse !

Jean-François Chalot


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