La circonscription des franšais vivant au Canada et aux USA est remise en jeu

par Pelletier Jean
mercredi 6 mars 2013

L’annulation de cette élection et le retour aux urnes donne une occasion de revanche pour l’UMP, qui sur les élections des français à l’étranger avait subi une étonnante et cuisante défaite, particulièrement sur cette circonscription de l’Amérique du nord que tous les observateurs donnaient à la droite. Il en est une seconde aussi annulée celle de Daphna Pozabnski-Behamou pour les français de l’Europe du sud (Italie, Saint-Marin, Saint-Siège, Grèce, Turquie, Chypre, Malte et Israël).

Le bouillant et remuant sarkozyste Frédéric Lefebvre y était allé les mains dans les poches. Cette fois-ci il revient à la bataille, empli des leçons de sa cuisante défaite de juin dernier. Donc le Conseil constitutionnel a eu la bonne idée d’annuler l’élection de Corinne Narassiquin élue PS de cette circonscription à 54,01% des voix pour cause de défaut dans le financement de sa campagne, et de la déclarer en sus inéligible.

Le fringuant Frédéric Lefebvre a déclaré : « C’est avec enthousiasme, ferveur, que je me lance dans cette nouvelle campagne électorale devant les électeurs, les Français d’Amérique du nord ». Mais il n’est pas le seul à droite, les candidats se bousculent au portillon. Outre les difficultés actuelles des socialistes, il faut rappeler que Nicolas Sarkozy avait obtenu un bon score en se plaçant nettement en tête. L’envie et les appétits se sont dévoilés, malgré cette investiture UMP accordée à F. Lefebvre : Antoine Treuille (divers droite), Emile Servan-Schreiber, Julien Balkany sont aussi de la course.

Mais Louis Giscard d’Estaing, bien implanté en Amérique du nord, il a épousé une américaine, il y a vécu de 1984 à 1986, il a présidé à l’Assemblée le groupe d’amitié France Etats Unis de 207 à 2012, pointe aussi le bout de son nez et dispute le challenge. Il ne se remet pas de l’investiture accordée à F. Lefebvre et se réserve d’y aller seul, fort des nombreux appuis qui se sont manifestés à son égard.

Et surtout ayant perdu en juin son siège de député le maire de Chamalières est férocement à la recherche d’un nouveau point d’appui. C’est donc mal parti pour l’UMP qui se déchirant ainsi risque de rater la belle affaire qui s’offre à elle. En même temps, elle a pris le pli de la déchirure publique au plus haut niveau !

Ces deux élections partielles sur des circonscriptions à l’étranger vont être très suivies et sont un enjeu pour le gouvernement. Si le PS perd les deux circonscriptions ce sera une mauvaise affaire pour lui. S’il réussit à faire jeu égal 1 à 1, il pourra pousser un ouf de soulagement ; oublions le 2 à zéro en faveur du PS, ce serait carrément surréaliste.

 


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