La machine diviser et exclure est en marche !

par CHALOT
samedi 2 avril 2022

 

Comme on le voit sur ce dessin de Nagy, les réfugiés qui viennent en France sont de différentes origines, il y a les ukrainiens, les syriens .... des afghans, des algériens....

Si la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, elle doit bien s'occuper de ceux et celles qu'elle accueille et ne pas oublier les personnes qui sont sdf.

Des bailleurs procèdent à des expulsions TGV afin de dégager des appartements qui seront réservés à des réfugiés ukrainiens.

C’est une information qui circule et qui, malheureusement n’est pas infondée.

Une femme venue en France avec ses deux filles pour leur éviter une excision, s’est vu refuser l’attribution d’une location à Avon parce que le logement était « réservataire ». J’ai réussi à lui trouver une mise à l’abri assurée par le 115.

Je suis évidemment pour que les ukrainiens qui fuient la guerre soient aidés et accueillis le mieux possible, d’ailleurs j’ai obtenu l’hébergement d’urgence de deux familles arrivées d’Ukraine.

Mais pourquoi existe-t-il des différences de traitement ?

Comme me le disait ce matin un SDF ; « Je vais demander la nationalité ukrainienne et j’obtiendra in logement et des aides ».

Ce n’est pas tout à fait une boutade.

Des municipalités qui n’avaient pas de logements libres pour y mettre des familles sans toit, en trouvent miraculeusement pour répondre aux sollicitations de l’Etat, qui sont ciblées.

C’est de l’injustice qui s’installe et c’est criant vis-à-vis de tous les autres.

Des personnes qui fuient elles-aussi la guerre se retrouvent au mieux dans des hôtels, au pire dans la rue, alors que d’autres ont droit au tapis rouge :

Elles ne passent pas automatiquement par la case mise à l’abri provisoire et sont installées dans des appartements.

Elles ne vont pas se retrouver dans un hôtel situé dans un no man’s land dans une zone industrielle mais en ville et leurs enfants vont être immédiatement scolarisés.

C’est bien pour ces personnes là mais pourquoi oublier les autres, toutes les autres ?

C’est ainsi que l’on fabrique du racisme, indirectement mais inévitablement.

Les militants de la solidarité ne choisissent pas les hommes et femmes à aider en fonction de la couleur de leur peau, de leurs origines ou de leur aspect. Chacun a droit à un toit et à un accompagnement adapté à ses besoins.

 

Jean-François Chalot

 


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