La Macronie à Vaux-le-Pénil

par CHALOT
lundi 11 janvier 2021

 

Cette petite ville de l'agglomération de Melun d'un peu moins de 12 000 habitants est à gauche depuis 1989.

Depuis ces élections municipales, la Ville s'est modernisée et les municipalités successives dirigées par Pierre Carassus ont conduit une politique, sociale, culturelle et citoyenne.

En 2012, Pierre Carassus a passé la main à son premier adjoint, Pierre Herrero...

La continuité a été préservée jusqu'en 2014

Cette année là le nouveau maire n'a pas voulu reconduire les comités consultatifs et a proposé la privatisation du cinéma municipal.

Au moment de l'élection à la présidence de la République, Pierre Herrero a assumé quelques responsabilités à Paris dans la Macronie.

S'agissait-il d'un choix professionnel ou d'une décision politique ?

Il faut être naïf pour croire que les deux ne seraient pas liés.

Quelques élus et le maire honoraire, Pierre Carassus ont exprimé leur opposition à cette rupture de fait entre un engagement à gauche de la ville et celui, personnel, du maire...

Janvier 2019, Pierre Herrero, à la surprise quasi générale a démissionné de son mandat de maire, pour des raisons personnelles.

Il a proposé qu'à sa place ce soit Henri De Meyrignac, adjoint à la Culture qui devienne le « premier magistrat » de la Ville.

Une équipe militante regroupant deux élus, l'ancien maire et des citoyens de la ville s'est constituée avec l'intention de préparer les prochaines élections municipales.

Pour ces militants et militantes, il s'agissait de promouvoir une orientation sociale, écologique et de construire une réelle démocratie participative.

Les contacts ayant été difficiles entre cette force montante et Henri de Meyrignac, deux listes de « gauche » se sont affrontés au premier tour des municipales.

A la surprise générale, la liste « Vaux-le-Pénil, notre bien commun » menée par Julien Guérin a obtenu plus de 27 % des suffrages exprimés....

Cette « aventure » et l'histoire de Vaux le Pénil sont racontées dans un livre collectif : un printemps pénivauxois :

https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/58265

Après le confinement et le report du deuxième tour la question de la fusion des deux listes de gauche s'est posée.

Après un vote serré, la liste « Vaux-le Pénil, notre bien commun » a décidé de fusionner avec celle du maire sortant....

La décision fut difficile d'autant plus que Monsieur de Meyrignac n'a accepté de donner que 5 sièges éligibles au bien commun....alors que la professionnelle voulait que 11 noms soient réservés sur cette liste commune.

Qu'importe, l'essentiel était et est pour cette équipe militante de faire vivre la démocratie participative.

 

L'ironie de l'histoire, c'est que le maire « divers gauche » et sa première adjointe, devenus conseillers communautaires ont décidé de siéger dans le groupe macroniste mené par le maire de Melun, président du conseil communautaire.

Beaucoup de pénivauxois s'interrogent : quelle est la voie suivie par la majorité de la Municipalité ?

 

La politique locale ne doit pas se résumer à des combinaisons politiciennes mais se déployer en respect du mandat donné par la population à la nouvelle municipalité.

Le maire annonce l'installation de 30 caméras de vidéo-surveillance....

Au delà de la question de la vidéocratie, de son intérêt et des risques encourus pour la démocratie, se posent celles des priorités comme la création d'un vrai service social et l'émergence, enfin, d'une démocratie participative .

 

Jean-François Chalot


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