Les Sénatoriales et la défaite annoncée de Macron

par CHALOT
mercredi 6 septembre 2017

 Depuis des années et des années, le président de la République en place perd les élections « intermédiaires » qui suivent.

La politique suivie par l’exécutif particulièrement antisociale, qu’elle soit menée par la droite ou par la « gauche » libérale provoque la colère de la population qui sanctionne le parti au pouvoir.

C’est ainsi que le PS hollandisé a perdu les municipales deux ans après son accession aux affaires.

On aura jamais là fait si vite puisque 4 mois après son triomphe, Macron risque de prendre une déculottée aux Sénatoriales.

Il pourra toujours masquer l’échec annoncé, il ne convaincra que les députés « en marche ».

Comment Macron peut-il penser convaincre les grands électeurs et notamment les maires qu’il faut voter pour ses amis, donc pour sa politique ?

Quel est l’élu attaché à sa commune et à la démocratie communale peut accepter la poursuite de la politique de réduction de la dotation globale de fonctionnement ?

Quel est l’élu républicain qui peut tolérer la politique qui vise à supprimer 80% des taxes d’habitation, conduisant à l’asphyxie de sa commune ?

Il faut être naïf pour croire que cette baisse sera compensée par l’Etat !

Non content de mener cette politique offensive contre les communes, Macron a rajouté deux louches qui passent mal très mal :

Dans plusieurs départements, « En marche » a eu du mal à constituer des listes dites ouvertes - les élus municipaux ne sont pas suicidaires - et l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous.

Aujourd’hui Macron et son gouvernement de droite sont très impopulaires et les mobilisations en préparation ne sont que les premiers mouvements.

La population rejette de plus en plus ce gouvernement et sa politique alors si les élus s’en mêlent, ce sera la bérézina et c’est tant mieux !

 

Jean-François Chalot

 


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