Lettre aux « Sachants »

par Maurice-Alain BAILLERGEAU
samedi 18 janvier 2014

Comment ne pas briser le lien entre les solutions fondamentales mais qui n'atteignent pas l''électeur et le "marais" politique ? De son maintien naitra autre chose qu'une attente de l'apocalypse..

Ecrire à ceux qui savent est toujours un exercice difficile surtout quand il s'agit de personnes dont les idées sont de grande qualité, je veux parler de Paul JORION, de Michel LEIS ou de Pierre SARTON du JONCHAY, mais aussi des principaux intervenants sur le blog de Paul JORION.

Depuis 2008, les défauts essentiels du système économique en place qui maintient et accentue les écarts capital/travail et qui de plus nous conduit à la faillite généralisée, ont été mis en évidence et confirmés.


Comme ils ne sont pas entendus par les détenteurs du pouvoir politique, nous courrons à notre perte.

L'idée que « fatalement » la révolte des gueux brisera les barrières pour permettre un ordre nouveau n'est pas réjouissante car nous savons où ont conduit les révoltions qui ont gagné et aussi celles qui ont perdu. Les expériences communistes ont tellement raté qu'on en a oublié les vertus indiscutables et les lendemains de défaite ont vu la réaction revenir à la charge sur un air de triomphe.

Devant ce Waterloo, pourquoi éliminer toute solution moins ambitieuse ?
Le jour où une mouture de la social-démocratie trouve en face d'elle une droite désunie et ses ennemis intérieurs affaiblis, pourquoi ne parviendrait-elle pas à contourner le marché de dupes qu'on lui propose habituellement ?
Pourquoi la redéfinition en cours des ressources et des représentations des syndicats patronaux et salariaux ne permettrait pas de remplacer le poker menteur actuel par une « cogestion à la française » encadrée par branche ?

Que l'introduction massive de robots de tous ordres conduise à revoir encore plus fondamentalement le partage des richesses produites à l'ensemble de la population ne devrait pas être en contradiction avec les efforts pour civiliser les rapports sociaux

http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr/

 


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