Lisbonne et le permis de tuer ... en France

par Gérard Luçon
mercredi 29 octobre 2014

A force de bourrage de crânes, l’Occident a finit par faire entrer dans le langage courant le mot terroriste comme appellation générique pour tout opposant aux régimes en place, et cela quels que soient ces régimes !

En cela l’Occident a embrassé les thèses nazies et fascistes, prônant un nouveau totalitarisme, bien connu « si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi ! ».

Pour cela la recette a été longue à mettre en application, en voici quelques ingrédients … dans le désordre :

 

Le sens du mot :

Le mot terrorisme vient de terreur, mot introduit dans la langue française au XIIIème siècle pour signifier une très grande peur.

La terreur, introduite comme concept de gouvernement durant la révolution française, signifiait une politique d’exception et de violence policière (source Lexis Larousse).

Le terrorisme eut donc comme première définition la politique de terreur des années 1793-1794. Il s’agissait donc d’une violence d’Etat.

L’exercice de la terreur a blasé le crime comme les liqueurs fortes blasent le palais (A.Camus)

Nous allons détruire les terroristes (François Hollande)

Le verbe détruire est plus souvent utilisé pour parler d’insectes, d’objets. Détruire un individu est une appellation qui ramène l’autre au statut d’animal, de « non » homme.

Assad ne mérite pas d’être sur cette terre (Laurent « sang contaminé » Fabius). Impressionnant de voir que celui qui est le Chef de la diplomatie française utilise la diplomatie de la canonnière, dans la droite lignée des faucons américains et des néocolonialistes, on justifie et couvre toute opération de bombardement de populations civiles au seul motif qu’un dictateur est à la tête d’un pays ! Yougoslavie, Irak, Lybie, Afghanistan, Côte d’Ivoire, … comme si les vies des civils noirs, musulmans et serbes n’avaient pas la même valeur, des citoyens de deuxième rang. Nous avons trouvé des remplaçants aux israélites et tsiganes massacrés sous le nazisme. Le nouvel ordre mondial est en place, il reste à réhabiliter la croix gammée !

Quels camarades protestent ? Ceux des groupes de combat. Les terroristes aussi

 (A.Malraux).

Quoi qu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre (Ch. de Gaulle).

Partisan, sa définition, datant de 1678, est « combattant volontaire n’appartenant pas à une armée régulière et luttant pour un idéal national, politique,.. » (source Lexis Larousse)

 

De l’origine de l’Union Européenne …

Cette entrevue entre Pétain et Franco, le 14 février 1941, (voir document joint) après celle entre Franco et Mussolini, donne les bases d’une entente européenne, bien entendu avec l’Allemagne comme fil directeur ….. 73 années plus tard, où en sommes-nous ?

L’Allemagne, qui court dans le mur à la vitesse d’un TGV, reste le modèle européen d’ordre et d’efficacité, avec 7 millions de gens vivant d’expédients (nommés joliment « petits jobs ») et ne cotisant ni pour leur santé ni pour leur retraite.

L’UE, dirigée par un conglomérat de gens non élus et pour partie inféodés (si ce n’est payés) à Goldman Sachs, est un gigantesque merdier où chaque membre peut faire ce qu’il veut mais est amendé s’il ne suit pas la ligne.

Les autoroutes ? Privatisées ! la Poste ? Privatisée ! les trains ! Privatisés, les ressources naturelles et minérales ? Privatisées !

Ce qui est aussi privatisé, ce sont les profits obtenus de ces nouveaux secteurs lucratifs. On détruit l’Etat pour en faire une substance incolore et inodore, un nouvel ordre mondial est en place.

Votez pour qui vous voulez, citoyens, mais seulement parmi ceux dont le nom a été agréé auparavant par un comité des sages formés d’élus déjà en place. C’est la démocratie « mon œil », le retour des grands électeurs, comme si le Sénat ne suffisait pas comme chambre n’ayant aucune justification d’existence dans un suffrage prétendu universel !

 

… au traité scélérat dit « de Lisbonne » :

Ce nouvel ordre européen avait besoin d’un cadre. Refusé par le peuple de France lors d’un référendum, le Gauleiter Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa a décidé de ne pas tenir compte de la volonté du peuple et a soutenu l’immonde traité de Lisbonne avec la complicité du Parti Socialiste.

 

Pour bien cadrer le problème et surtout les risques de mouvements populaires, une Loi est passée. La voici :

Tous les Etats membres de l’Union européenne ont aboli la peine de mort. Lors d’émeutes, c’est la prison qui est la pire sanction qui attend les insurgés. Or le Traité de Lisbonne admet de nouveau la peine de mort pour les insurgés au sein de l’Union européenne.

La peine de mort peut être prononcée dans l’UE pour sanctionner « des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre ». Cela a été précisé en petits caractères dans le Bulletin officiel de l’Union européenne du 14 décembre 2007 et dans les commentaires à propos de la Charte des droits fondamentaux. Il semble que personne n’ait lu ce passage car l’article 2 (« droit à la vie ») de la nouvelle Charte des droits fondamentaux dispose que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ni exécuté. » Cela paraît incontestable, mais dans un passage en petits caractères on trouve les exceptions :

 

« La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :

a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;

b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;

c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection. »

 

C’est ainsi que l’abolition de la peine de mort est relativisée et invalidée. Selon l’alinéa c), il est donc possible dans l’UE, malgré l’interdiction officielle de la peine de mort, d’y recourir pour « réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection ». Et l’alinéa b) a été invoqué pour couvrir l’arrestation « musclée » de Mohamed Merah, qu’on a exécuté alors que le mandat qu’a la police en France est simplement d’effectuer des arrestations régulières. Merci Lisbonne !

(Source http://www.internationalnews.fr/article-35660199.html )

 

Le permis de tuer est de nouveau mis en application :

Cette fois la victime a 21 ans, Rémi Fraysse, tiré comme un lapin ; le procureur d’Albi déclare « la mise en œuvre d’un explosif militaire de type grenade offensive semble acquise ». Les promesses faites par un précédent président, lui aussi prétendu socialiste, de faire interdire les grenades offensives n’ont jamais été tenues, et déjà cette arme avait tué un manifestant, il s’appelait Vital Michalon, assassiné à Creys-Malville en 1977.

 


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