Macron, le poids d’un bilan face l’espoir d’un projet

par moderatus
jeudi 28 octobre 2021

 

Le mystère Macron qui a contribué à son élection avec aussi un alignement des planètes rarissime a vécu. On dispose maintenant de 5 ans de pouvoir que l'on peut et doit analyser. Face à lui, pour l’instant un point d'interrogation qui a l'avantage de proposer une alternative à laquelle on peut croire, espérer ou douter. Le choix du risque face à un quotidien que l'on peut juger sévèrement et qui serait identique ou pire encore si ce pouvoir était reconduit pour 5 ans.

La seule analyse solide à laquelle on peut se livrer c'est donc le bilan de Macron, aucun postulant n'ayant été déjà confronté à l'exercice du pouvoir à ce niveau.

Alors les critiques vont pleuvoir. Ce jeune homme élu sur sa jeunesse, sa nouveauté, son dégagisme, son talent oratoire a-t-il été au niveau de l'espérance qu'il a suscitée, la réponse est NON !

On a vite saisi son idéologie, et là c'est clair, précis et sans ambiguïté. Son projet, soumettre le pays à une Europe libérale et fédérale, ce qui sous entend que tous les problèmes de la France ne pourront être réglés que dans un cadre Européen. Le but ultime étant le projet de Jacques Attali, le Graal des mondialistes, un gouvernement planétaire.

On a vite compris que ses projets pour la France ne pouvaient être envisagés que dans ce cadre Européen. Il ne parle que de souveraineté européenne et jamais de souverainisme national qui devient une offense.

A cet effet , son « en même temps » maladif sur les problèmes nationaux s'est révélé être un handicap, car cet homme est capable de dire une chose et son contraire et surtout de faire une chose et son opposée et cela dans tous les domaines. Une sorte de produit caméléon suivant sa cible.

Il y a aussi dans le concret, ce que ressentent et vivent les Français dans leur quotidien.

-Au bout de 5 ans les français se sentent plus pauvres qu'à son élection

-Les fractures sociales se sont multipliées.

-Les territoires de non droit sont devenus des territoires de non France, avec pratiquement des frontières et des points de contrôle internes dans certains quartiers.

-l’insécurité ne cesse de croître.

-la violence devient ensauvagement.

-la justice envers les délinquants est qualifiée de laxiste par 90% des Français

-l'immigration et légale et illégale est totalement hors contrôle.

 

-Le grand remplacement dont on ne pouvait parler et dont les écrits étaient censurés est une crainte pour 67% des Français et pas seulement ceux appartenant à des partis de droite.

 

Tous ces problèmes, Macron se refuse à les voir et à les traiter de manière souveraine et donc n'ont pas été traités et ne seront jamais résolus s'il restait au pouvoir. Pourtant même chez les députés LREM le déni s'estompe et Macron se retrouve bien isolé.

Sur le plan de la communication aussi on est allé de surprises en surprises, on a assisté à un abaissement de la fonction. La fête de la musique à l’Élysée pendant laquelle fait inédit, on a assisté à un carnaval LGBT avec des chansons aux paroles pornographiques qu’il est interdit de reproduire. On a transformé l’Élysée en boite de nuit. Du jamais vu !

Puis il y a eu cet épisode aux Antilles ou un jeune homme repris de justice serrait le président de près et faisait un doigt d'honneur au photographe.

On passera sur tous ses dérapages incompréhensibles à l'égard des Français, ils sont légion.

 

On retiendra quand même son accusation de la France ayant commis des crimes contre l'humanité en Algérie. Déclaration incitant les immigrés Algériens à nous aimer et respecter ce pays ?

 

Cette phrase qui relève du Wokisme

« être un homme blanc de moins de 50 ans est un privilège, c'est un fait ! »

Et cet autre hommage au neo féminisme : un père n'est pas forcément un homme »

Nous voyons que le bilan est lourd, amis il fallait s'y attendre, lors de son investiture, signe avant coureur, c'est l'Hymne Européen qui a résonné, et non la Marseillaise.

 

Nous avons tous les paramètres pour décider de notre choix en 2022, quel le sentiment qui l'emportera ?

La prudence, en réélisant quelqu'un dont on connaît tous les travers, son refus de voir régler les problèmes d'immigration, de violence, de justice donc sa volonté de les voir perdurer et s'aggraver, ou en ayant le courage de choisir quelqu'un avec une vison différente qui voudra s'attaquer aux vrais problèmes, ce qui ne sera pas non plus un chemin facile.

Pour l'instant le candidat qui paraît devoir défendre le projet d'une France qui n'a pas dit son dernier mot est Eric Zemmour, 

mais nous sommes aux prémices de ce combat. Sa présence aura évité le duel tant attendu par Macron contre Marine Le Pen, dont le vainqueur était connu d'avance. LREM fait donc feu de tout bois contre ce trublion qui a redistribué les cartes.

 

La réélection de Macron est fortement remise en question. Les thèses identitaires, sécuritaires sur lesquelles il n'a aucun projet sont de plus en plus prégnantes, on aura beau essayer d'imposer le pouvoir d'achat comme principale préoccupation, les inquiétudes sur l'immigration, la sécurité, la justice, l'identité qui s’additionnent seront la clef de l’élection à venir.

Selon le dernier baromètre Fiducial-Odoxa de la sécurité des Français pour Le Figaro, 82 % de nos concitoyens jugent que ce thème sera majeur dans la campagne présidentielle.

La preuve que Zemmour impose les vrais sujets, ceux ci ont déjà fait l’objet d’embryons de décisions par le pouvoir en place et de promesses dans les projets des postulants, le tout dans un climat de démagogie difficile à masquer !

 


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