Ni vu ni connu, Hollande veut réintégrer pleinement la France dans l’Otan

par Lucien PONS
mardi 19 avril 2016

Le sujet de ce message porte sur la haute trahison du gouvernement actuel.

Il a fait voter une loi permettant à l’OTAN de s’installer à nouveau sur le territoire national après en avoir été chassé en 1966/1967 par le général de Gaulle.

Lettre du président de la République, Charles de Gaulle, au président américain, Lyndon Johnson, annonçant le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l’OTAN (7 mars 1966)

Cher Monsieur le Président,

Notre Alliance atlantique achèvera dans trois ans son premier terme. Je tiens à vous dire que la France mesure à quel point la solidarité de défense ainsi établie entre quinze peuples libres de l’Occident contribue à assurer leur sécurité, et, notamment, quel rôle essentiel jouent à cet égard les Etats-Unis d’Amérique. Aussi, la France envisage-t-elle, dès à présent, de rester, le moment venu, partie du Traité signé à Washington le 4 avril 1949. Cela signifie, qu’à moins d’événements, qui au cours des trois prochaines années, viendraient à changer les données fondamentales des rapports entre l’Est et l’Ouest, elle serait, en 1969 et plus tard, résolue, tout comme aujourd’hui, à combattre aux côtés de ses alliés au cas où l’un d’entre eux serait l’objet d’une agression qui n’aurait pas été provoquée.

Cependant, la France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’alliance soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain.

C’est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN. Il va de soi que pour l’application de ces décisions, elle est prête à régler avec les gouvernements alliés, et, en particulier, avec celui des Etats-Unis, les mesures pratiques qui les concernent. D’autre part, elle est disposée à s’entendre avec eux quant aux facilités militaires à s’accorder mutuellement dans le cas d’un conflit où elle s’engagerait à leurs côtés, et quant aux conditions de la coopération de ses forces et des leurs, dans l’hypothèse d’une action commune, notamment en Allemagne.

Sur tous ces points, cher monsieur le président, mon gouvernement va donc prendre contact avec le vôtre. Mais afin de répondre à l’esprit d’amicale franchise qui doit inspirer les rapports entre nos deux pays, et, permettez-moi de l’ajouter, entre vous et moi, j’ai tenu, tout d’abord, à vous indiquer personnellement pour quelles raisons, dans quel but et dans quelles limites la France croit devoir, pour son compte, modifier la forme de notre alliance sans en altérer le fond.

Je vous prie de bien vouloir agréer, cher monsieur le président, l’assurance de ma très haute considération et l’expression de mes très cordiaux sentiments.

Charles de Gaulle

 

Bonjour

Les sujets de préoccupations sont si importants que nous sommes tentés de baisser les bras. Ils touchent tous les aspects de notre vie. Ils touchent tous les aspects de la « Common Decency » définie par Georges Orwell. Ils ont tous l’ambition de nous conduire vers la dictature mondiale appelée « La gouvernance mondiale ». Le réflexe naturel semble être de courber l’échine et de « jeter l’éponge » !

En effet il nous semble impossible de faire face à ces sauvages déferlantes ultralibérales. Mais nous devons combattre. Nous devons aller chercher l’information. Nous devons la recouper. Nous devons l’analyser. Nous devons l’expliquer au plus grand nombre. Nous devons sensibiliser par diverses méthodes nos concitoyens. Nous devons proposer des contre-feux. Nous devons proposer des solutions alternatives capables de battre le capitalisme du désastre.

Devant ce travail de titan le premier réflexe est de dire que c’est impossible, qu’ils sont trop forts et qu’ils ont gagné de toutes les façons.

Mais il faut savoir que :

1.Je vous propose un article de Marianne du 20 janvier 2016 sur ce sujet.

« Ni vu ni connu, Hollande veut réintégrer pleinement la France dans l'Otan »

[…]

Le 7 mars 1966, trois mois après sa réélection, Charles de Gaulle annonce au Président des Etats-Unis Lyndon Baines Johnson le retrait de la France de l'OTAN"La France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’Alliance", explique ainsi de Gaulle à son homologue américain. Et de préciser que la France "se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN".

La souveraineté militaire de la France, c'est ce que s'apprête donc à brader le gouvernement de Manuel Valls pour des motifs bien étranges. Dans le projet de loi déposé le 4 janvier, il est ainsi écrit qu'"en 2009, la France a décidé de réintégrer la structure de commandement de l'OTAN. En conséquence, elle a recommencé à accueillir du personnel de l'Organisation dans ses quartiers généraux militaires sans que ses QG ne bénéficient toutefois d'aucun statut international. Seuls des arrangements de circonstance ont permis jusqu'ici l'accueil de personnels de l'OTAN dans les QG situés sur le sol français. L'attractivité du territoire français s'en trouve affectée de même que l'influence française au sein des structures de commandement." On ne comprend pas bien ce que vient faire l'"attractivité" dans cette histoire, à moins de considérer des forces armées, qui pourront ainsi se balader sur le territoire national, comme des touristes lambda... Quant à l'influence de la France sur l'OTAN, elle n'en a jamais eu autant que lorsqu'elle suivait sa propre voie.

"Les Etats-Unis ne manquent pas de caniches. Il est grand temps d’arrêter d’être les béni oui-oui, les gentils membres d’une organisation présidée par un Etat qui mène contre nous une offensive économique sans précédent. Se retirer du commandement intégré serait aussi l’occasion de dénoncer cette forfaiture d’un OTAN prenant progressivement la place de l’ONU dans la marche du monde en méprisant les droits les plus élémentaires des nations et en propageant le désastre et le chaos. Vaste programme, aurait dit une de nos plus hautes figures politiques qui, elle, ne craignit pas jadis de claquer la porte alors que s’aplatissaient toutes les importants de ce pays"écrivait Marianne en juin 2015*, lors de la révélation des écoutes de la NSA dans une chronique intitulé : "Le courage de quitter l’OTAN".

Ce rôle de caniche fût un temps occupé par un autre social-démocrate, Tony Blair en l'occurrence, fonçant tête baissée dans une guerre irakienne injuste, basée sur un mensonge contenu dans une petite fiole brandie devant l'ONU. Voilà que la France s'apprête à prendre le relai. Quelle étrange ambition que celle de notre président de la République...

[…]

Motion de censure proposée en 2008 par François Hollande.

http://www.dailymotion.com/video/x51uzf_francois-hollande-ps-devant-l-assem_news

Article de juin 2015

*http://www.marianne.net/courage-quitter-otan-100234938.html

Article du 20 janvier 2016

http://www.marianne.net/connu-hollande-veut-reintegrer-pleinement-france-otan-100239545.html

Je vous propose en PJ quatre documents essentiels :

 

Bonne lecture

Il est nécessaire de s’informer et de diffuser autour de nous afin de rejeter ces lois scélérates.

Cordialement

Lucien PONS

 

Le protocole de 1952
Le projet de loi proposé par le gouvernement actuel
PESD 2020

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