Non une intervention militaire au Mali ou ailleurs !

par CHALOT
jeudi 15 novembre 2012

C'était il y a 21 ans, le 16 janvier 1991, le parlement français votait en faveur de l'engagement militaire contre l'Irak :

523 pour, 43 contre et 2 abstentions à l'Assemblée ; 290 pour et 25 contre au Sénat

À 20h, dans une allocution radio-télévisée, le président français François Mitterrand déclare : « ... tout repose désormais sur notre cohésion nationale. La patrie fera face aux heures difficiles qui s'annoncent en préservant son unité. »

Les conséquences de cette aventure ont été catastrophiques pour le peuple Irakien

Le 11 novembre 2012, c'est le deuxième président « socialiste » de la 5ème République qui, en évoquant les opérations militaires de la France dans le Monde, déclare :

« Je pense aussi à ce que nous avons à faire pour l’Afrique

dans cette période où il y a des risques très sérieux,

notamment au Mali.  »

Le 15 novembre, ce sont les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de cinq puissances européennes : la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne qui vont fonder « EUTM Mali », mission européenne « d’entraînement » forte de plusieurs centaines d'hommes.

Cette force militaire serait prête à intervenir au Mali.

Ce sont les « Nations Unies », vous savez cette « caverne des brigands » qui par sa résolution 2071 donnaient 45 jours à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour préparer une intervention militaire au Mali.

Cette intervention militaire où des forces spéciales françaises seront déployées ne sera pas une intervention Africaine.

Ce plan devrait être validé le 25 novembre par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Cette aventure militaire extérieure à notre sol est impérialiste.

Comme avant hier en Irak, comme hier en Libye, comme aujourd'hui en Afghanistan, le président de la République, qui se dit socialiste va poursuivre la politique belliqueuse de ses prédécesseurs.

Comme quoi, il y a une continuité, c'est celle de la politique étrangère.

Non à une intervention militaire directe ou indirecte au Mali ou ailleurs !

Respections le droit des peuples à disposer d'eux mêmes

Préparons-nous à manifester contre cette politique !

 

Jean-François Chalot
 


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