Non au racket des usagers et des collectivités !

par CHALOT
vendredi 23 septembre 2016

 Républicain convaincu, je suis pour la disparition du Sénat : chambre haute qui nous coûte cher et qui a peu d’utilité, si ce n’est celle pour la droite de freiner le progrès et pour la « gauche » au gouvernement de justifier ses reniements.

J’admets pourtant que des sénateurs progressistes comme ceux du groupe « Communiste, Républicain et Citoyen » défendent les services publics et une orientation sociale.

Son communiqué en faveur d’une nationalisation des autoroutes sonne juste et les sénateurs communistes se joignent ainsi au combat de tous ceux qui combattent le racket officiel et légalisé

« Dans une interview au Journal du Dimanche, le secrétaire d’Etat chargé des transports, Alain Vidalies, a annoncé , qu’un nouveau plan autoroutier serait financé par les usagers, grâce à une augmentation des péages, et par les collectivités. Réaction du groupe CRC au sénat :

"Alors qu’un premier plan de relance autoroutier a été signé en 2015 pour 3 milliards d’euros, financé par les sociétés concessionnaires en échange d’une prolongation de la durée de la concession, un nouveau plan a été confirmé ce week-end par le gouvernement.

Alors qu’aucun élément de bilan n’a été présenté sur ce premier plan, notamment en matière de création d’emploi, la précipitation de l’exécutif semble discutable.

Ce plan, à la différence du précédent, ne serait pas financé par les sociétés concessionnaires, mais par les particuliers, par des hausses de 0.3 à 0.4 % des péages, et par les collectivités locales pourtant exsangues par la baisse des dotations.

Or, le niveau de rentabilité pour les actionnaires des sociétés concessionnaires reste extrêmement élevé. Ainsi, dans une étude récente, les analystes financiers de la banque suisse UBS soulignent « l’extraordinaire solidité des marges des concessionnaires ». Depuis 2005, Vinci a ainsi reversé plus de 9 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires avec un taux de rentabilité à hauteur de 9 %. La vente des concessions a donc été une opération extrêmement intéressante pour les grandes sociétés du BTP.

Les sénateurs du groupe CRC ont dénoncé à plusieurs reprises cette situation qui a conduit à une privatisation du patrimoine autoroutier et de son usage, à la création d’une rente privée sur le dos des usagers et des pouvoirs publics.
Pour autant, aujourd’hui, les hausses de tarifs peuvent difficilement être remises en cause car elles ont été gravées dans les contrats de concession en 2005.

Les sénateurs du groupe CRC ont proposé depuis plusieurs années la renationalisation des autoroutes, seule manière d’assurer que ce patrimoine financé par l’impôt, soit dégagé des logiques financières et l’outil d’une imposition indue de nos concitoyens.

Ils estiment aujourd’hui que l’Etat doit reprendre la main et résilier par anticipation les contrats passés avec les sociétés autoroutières pour motif d’intérêt général, comme les contrats de concession le permettent".

Il ne s’agit là que d’un positionnement principiel et d’un combat d’idées qui mériteraient d’être prolongés par des actions comme le boycott des autoroutes, boycott qui pourrait être organisé et être accompagné d’une campagne explicative :

L’utilisation du réseau routier traditionnel devrait être valorisée.

Pour aller en Bretagne, je prends la RN12 et ses longs cheminements à 4 voies et comme en Bretagne il n’y a pas d’autoroute payante, c’est le top.

Vive aussi l’action sociale multiforme qui ne conduit pas assez souvent à bloquer les péages !

A quand des actions spécifique de blocages ?

Jean-François Chalot

 


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