Peillon , la main lourde !

par CHALOT
jeudi 18 juillet 2013

Elles sont nombreuses ces associations laïques complémentaires à l'Ecole publique. Elles ont apporté beaucoup à l'éducation et aux droits de l'enfant , qu'il s'agisse des CEMEA ( logo Paca joint à l'article), des FRANCAS, de la Ligue de l'Enseignement, de l'USEP, de la FOEVEN, de la JPA et de beaucoup d'autres....Certaines associations enfance jeunesse ou de recherche pédagogique sont inquiètes sur leur avenir, face aux baisses des subventions.

Vaches maigres pour les associations subventionnées par l'Education Nationale

Hier, dans l'opposition le PS promettait que la situation des associations allaient s'améliorer, qu'il s'agisse des associations enfance jeunesse ou qu'il s'agisse des associations complémentaires à l'école publique.

Ces associations, indépendantes de l’État mais complémentaires à l’École publique ont une mission importante.

Elles peuvent, soit faire en dehors de l'école des actions d'accompagnement à la scolarité, soit effectuer des recherches pédagogiques soit répondre aux sollicitations ponctuelles.

Aujourd'hui, au nom de l'austérité, les réductions de subventions sont drastiques.

Déjà victimes des politiques des gouvernements précédents, elles sont encore visées par la rigueur.

L'une d'entre elles communique :

« Un communiqué du CRAP-Cahiers pédagogiques : Baisse de 30% de la subvention

Les notifications des subventions accordées par le ministère de l’Éducation nationale sont tombées il y a quelques jours. Mauvaise surprise pour le CRAP-Cahiers pédagogiques.

Au début du mois de juillet, le cabinet du ministère de l’éducation nationale a envoyé les notifications des subventions accordées pour l’année 2013 aux associations dont l’action est complémentaire de l’école.

Ces subventions sont insuffisantes. Selon les associations et la nature des accords passés avec le ministère, les baisses vont de 10% à 37%. Pour ce qui concerne le CRAP-Cahiers pédagogiques, au final, la baisse de la subvention est de l’ordre de 30%.

Nous sommes conscients des difficultés économiques auxquelles la France est confrontée. Mais une politique est aussi l’expression d’un certain nombre de priorités et de choix budgétaires forts. Le gouvernement a affirmé sa volonté de préserver l’éducation nationale de la politique d’économies budgétaires, et des efforts importants sont fournis par exemple pour remettre en place une formation initiale des enseignants. Pourquoi les associations complémentaires de l’école et les mouvements pédagogiques ne seraient-ils pas également préservés ?

Nous ne sommes pas des « chasseurs de subventions ». La nôtre n’est pas une aumône mais un soutien indispensable à notre activité de publication des pratiques d’enseignement et de réflexion autour de l’actualité éducative. C’est aussi la reconnaissance de notre utilité et de notre engagement dans la nécessaire transformation de l’École. Cette baisse sensible nous semble d’autant plus paradoxale que le discours ministériel ne cesse de mettre en avant le rôle des associations et des partenariats dans la réflexion et l’innovation pédagogique, dans l’évolution des pratiques enseignantes et les réformes des rythmes ou de la formation.

Nous nous attendions à ce que ces intentions se retrouvent dans les actes, et en particulier dans les choix budgétaires. C’est l’inverse qui se produit, avec une fluctuation qui rend difficile la prévision, place nos associations dans des équilibres précaires et menace l’emploi des salariés de notre petite structure.

Si nous nous réjouissons des orientations portées par ce ministère et disons « chiche » pour les accompagner, nous clamons aussi haut et fort quand nous ne sommes pas d’accord ou que nous estimons que les décisions ne vont pas dans le bon sens.

Encore une fois, et comme il y a trois ans, c’est vers nos adhérents, lecteurs et sympathisants que nous devons nous tourner pour nous soutenir et permettre la pérennité de notre action.

Pour le bureau du CRAP-Cahiers pédagogiques
Le président, Philippe Watrelot

Extrait de cahierspedagogiques.com du 16.07.13 : Communiqué du CRAP-Cahiers pédagogiques ; Baisse de la subvention »

 

Comme l'explique bien ce communiqué, ces associations, diverses sont indépendantes, elles ne sont pas là pour louer le gouvernement quel qu'il soit mais pour faire vivre leur projet associatif...

Les conséquences de cette politique d'asphyxie sont connues :

Je rappelle à tous ceux qui critiquent le financement public des associations, que ce financement répond pour l'instant à certains critères et est soumis à une évaluation....ce qu'on nous prépare c'est le chacun pour soi, la recherche avant tout de sources de financement et la fin de la recherche pédagogique pure pourtant nécessaire pour faire avancer l'école.

Jean-François Chalot

 


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