Polyvalence, auto- et -entrepreneurs, pour une fusion positive !

par Homme de Boutx
samedi 1er juin 2013

En appui de la lettre de Nicolas Doze à Sylvia Pinel, la miniStresse de l'Artisanat ...

 

Monsieur le président ...

Plus que de créativité, de productivité, de compétitivité et autre attractivité à l'adresse des marchés, c'est de la polyvalence individuelle qu'il faudrait développer en France et promouvoir au lieu de la bannir par des règlements inappropriés ou dissuasifs.

Ainsi, on pourrait offrir plus de travail localement, dans des micro-structures, sans être obligé de déplacer les masses à proximité d'un centre de production, comme à la "grande" époque de l'esclavagisme, et pourquoi pas demain en Chine (et les chinois en France) !

Ainsi, on pourrait repeupler nos campagnes et redonner l'espoir à nos enfants.

Mais il faudrait commencer par admettre ce qu'avait compris François Mitterrand, que le travail devait être partagé entre les hommes et les machines (en France, car en chine les hommes remplacent aussi les machines, cela à bien moindre coût) et continuer son action au lieu de finir le sale travail de sarkozy pour s'aligner sur le bon vouloir des marchés aux mains de toutes les mafia, conduisant notamment à la mise en œuvre d'un réel génocide en réduisant l'espérance de vie des Français par la réduction de la durée de la retraite !

A quoi bon cette recherche de croissance qui n'est qu'une fuite en avant pour ne pas avoir à équilibrer les comptes de la France, laissant la dette à nos enfants, en compensation d'un "pays à usage unique" que nous pourrons léguer directement à la déchetterie, et la déchetterie à nos enfants !

Pour en revenir à la polyvalence, l'outil permettant d'offrir des services polyvalents à chacun, pourrait être basé sur l'autoentreprise, de par sa structure avec un seul interlocuteur social et son principe de collecte des charges réellement dues en temps réel (par comparaison aux usines à gaz mises en œuvre pour les professions commerciales, artisanales et libérales et qui sont totalement incohérentes et conduisent à de réels drames sociaux par l'intransigeance des différents et nombreux interlocuteurs).

Il est vrai que le statut de l'autoentreprise est plus que limité et conduit en fait à de nombreuses impossibilités de travailler, par un surcoût important des services proposés par rapport à une entreprise "normale" qui bénéficie en plus de grosses remises de quantité, d'avantage fiscaux sur la TVA, la possibilité de facturer un produit (souvent d'origine chinoise !) acheté, comme par chacun, avec une TVA à 19,6% et revendu à 7%, lorsqu'il n'y a pas une impossibilité totale par la limitation du chiffre d'affaire !

Un exemple : prenons une installation solaire (ou une réfection de toiture) avec 8000 € TTC de fourniture en magasin pour chacun et 2000 € de main d'œuvre

Pour l'autoentrepreneur sans ajouter ni récupérer de TVA, c'est un total de 10000 €, payant au passage 1311 € de TVA, sur lesquels il doit payer 25% de charges sociales, et déclarer un bénéfice de 5000 € pour payer ses impôts - il n'est pas nécessaire de faire le calcul pour se dire que c'est totalement fou car son gain de 2000 € est largement couvert par les charges sociales, sans parler des impôts.

Il a la seule ressource de faire acheter le matériel au prix fort et au taux de TVA maxi par le client et ne facture que son travail ! L'État s'engraisse donc sur son dos et le client subit ou va voir ailleurs !

Par contre pour l'entrepreneur normal, c'est ((8000-1311)*REMISE+2000) * 1,07 soit 7865 € de prix de revient TTC (avec seulement 20 % de remise), payant au passage 514 € de TVA.

Ce n'est pas la réalité car il prendra en général une marge assez conséquente et pourra payer un peu plus de TVA, mais sans atteindre les 1311 € précédents. Au passage, est-il normal de faire payer 7 % de TVA sur des capteurs solaires chinois alors que les petites entreprises et entrepreneurs ont vu leur cotisations sociales augmentées de 10 à 20 % ?

 

Il est évident qui y a un compromis possible entre les deux statuts, vers plus de liberté (disons surtout moins de contraintes), et plus de réelles richesses à produire en France et non en Chine, cela sans compter nécessairement sur les mafia des marchés qui essayent de nous acheter avec des taux dérisoires pour blanchir leur argent d'origine plus que douteuse.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le président ...


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