Prenons des forces !
par CHALOT
jeudi 2 août 2012
Il est nécessaire et indispensable que tous ceux et toutes celles qui aspirent au changement réel et à l'avènement d'une société plus humaine, plus sociale et plus fraternelle profitent de l'été pour se ressourcer et pour se reposer.
Sans lire dans le marc de café, ni prévoir un mois de septembre chaud, je pense que nous allons avoir du pain sur la planche.
La Droite est balayée, Sarkozy est aujourd'hui un mauvais souvenir certes mais le nouveau président élu, débonnaire et ouvert s'apprête à nous préparer des lendemains qui ne chanteront pas.
Les premières annonces et décisions prises nous ont fait grincer des dents :
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la limitation à 2% de l'augmentation du SMIC ;
le gel des minima sociaux tel que le RSA ;
l'augmentation maintenue et non contenue des tarifs du gaz et de l'électricité ;
le non doublement du plafond du livret A ;
les attaques du ministre de l'intérieur contre les camps de roms ;
la retraite à 60 ans, uniquement pour ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans ;
la reconduction des aides à l'école privée sans les limiter à ce qui est obligatoire....
Le président de la République et son premier ministre, débonnaire lui aussi à souhait(s) s'apprêtent à faire voter par le parlement, avec le renfort de la droite la fameuse règle d'or, c'est à dire dans le cadre du traité de Bruxelles, l'obligation pour l'Etat de limiter son déficit budgétaire.
Il faudra rogner sur les dépenses de santé et sur celles de l'éducation, respecter la concurrence libre et non faussée c'est à dire accepter que le soutien aux services publics devienne une peau de chagrin et que dans tous les secteurs la loi du marché soit prépondérante.
CETTE POLITIQUE EST NEFASTE !
Aucun parlementaire de gauche ne doit voter pour l'application de la règle d'or et pour la ratification du traité de Bruxelles.
Prenons des forces car le combat sera rude !
Le mouvement social, c'est à dire les syndicats ouvriers et les associations d'éducation populaire et de défense des consommateurs ne doit surtout pas faire comme en 1981 .
L'attentisme et le respect du délais de grâce ont coûté très cher à un mouvement ouvrier et démocratique muselé par des dirigeants qui ne voulaient pas gêner l'action des "amis" au pouvoir.
Nous ne sommes pas les amis inconditionnels des membres du gouvernement, des députés et des sénateurs.
Nous avons une obligation morale et politique, c'est de défendre les intérêts moraux et matériels de tous ceux et de toutes celles qui ont été les victimes de la crise et surtout des politique néfastes qui ont conduit le pays à la ruine.
Prenons des forces pour préparer les combats nécessaires et indispensables contre le chômage et la vie chère et pour l'éradication de la pauvreté, pauvreté qui est une insulte à la raison !
Préparons une grande manifestation pour que la France ne ratifie pas le traité de Bruxelles.
Les peuples grecs et espagnols ont tracé la voie à suivre.
Jean-François Chalot