Touche pas mon Mac’ (ron)

par DamusNostra
mardi 28 février 2017

Le Diable se cache décidément dans les détails. Vous êtes-vous attardés sur le livre du candidat Macron (que l'on appellera M, comme Menace, Mensonge, ou autre, comme vous voudrez), titré obséquieusement "Révolution" ? Et plus particulièrement, la 4e de couverture, vide. De texte, oui, mais pleine d'une image. De son image. Et donc pleine de sens ? Un masque. A vous de décider qui je suis. Le livre dont vous êtes le héros. On le constate dans ses meeting, que les Draghi and Co ont vidé leur bébé candidat de sa substance humaine, et font passer les pires politiciens précédents , malgré leurs trahisons et retournements de veste, pour des gens de conviction. Tous les candidats 2017 sont plus ou moins menteurs et trompeurs, mais ont un minimum de position politique, ne serait-ce qu'un petit vernis qui correspond à une lointaine conviction. Chez M, il y a zéro conviction, zéro intérêt pour la France, la Patrie, pour parler "droite" (conservateurs), ni pour l'Humain, le Peuple, pour parler "gauche".

La 4e de couv' est à la hauteur du pourcentage de l'apparence, et donc du risque de mensonge, dans la candidature M : 100%. Record battu.

Car quand vous voyez M, quelles convictions voyez vous ? Ce gars là, à part pour Rothschild, se bat pour quelles idées, et en a-t-il vraiment, à part celle qu'il récite pour étayer tel article sur lui, tel meeting ? La 4e de couv, c'est le détail dans lequel le diable se cache. Plus que dans la couverture et le titre lui même, "Révolution", un titre attrape-gogo tellement loin de la gueule de trader de M que l'on croierait humoristique. Il l'est d'ailleurs peut-être pour M, il en rit sous cape au 3e degré alors, pour ceux qui savent lire entre les lignes de ce prospectus rapidement écrit et distribué par on ne sait quel argent à travers toutes les FNAC de France...

M est parti de la gauche pour pouvoir voler des voix à droite. Le contraire n'aurait pas été possible, car les gogos de gauche n'aurait pas suivi un Madelin soudain interessé par le sort de la France d'en bas. C'est donc une trajectoire soigneusement préparée dans l'éprouvette depuis le début.

 

Mais surtout, les français vont se faire avoir comme jamais ils se sont fait avoir de leur vie. Ceux qui n'auront pas voté pour lui, car pas assez nombreux, ou absentionnistes. Et surtout les gaucho-centristes qui auront voté pour lui et flingué avec ce vote la derniere miette de leurs idéaux et de leur dignité qu'ils se seront forgée depuis leur premier positionnement politique.

 

Derrière le progressisme de vitrine sur les moeurs (mariage gay, etc) que d'autres politiques défendent d'ailleurs, c'est une course sans fin vers la décomposition de la société traditionnelle française, et sa soumission aux aléas de la globalisation. M est le dernier capitaine à definitivement larguer les amarres du bateau France, à déléguer sa gouvernance aux aléas de l'extérieur ("il faut vivre avec son temps"), pour s'engager vers l'océan démonté et dominé par les prédateurs internationaux. Fillon est taxé de "candidat du Medef" par certains, M est celui des banques centrales, et en particulier, de la FED et de la City. On ne peut pas se soumettre plus, asservir plus nos concitoyens qu'avec M. M sera le Mac, rond ou non , mais le mac de la France, notre pays qui jouera pleinement son rôle de prostituée en chef de l'Europe, dont la Vache à Lait restera l'Allemagne, autour de laquelle graviteront les pays junkies défoncés aux shoots du FMI, junkies que se taperont de temps en temps des géants asiatiques , américains ou des GAFAM de passage.

 

Les prédateurs qui ont choisi M, une coquille vide sans convictions et malléable à merci, préparent les esprits depuis des décennies à réagir à l'image, à l'émotion, à l'esthétique, au "beau" et au contenant plutôt qu'au contenu. M est donc le plus télégénique, le plus superficiel. Le débat des présidentielles s'élève dangereusement vers un débat de fond ? Et paf, un faits divers, une affaire de corruption, ou même un faux débat sur l'orientation sexuelle de M, sortie complaisamment d'on ne s'ait où - M jouera les offensés et, en version française d'Hillary, accusera les Russes -, permettra d'abaisser le niveau et donc de maintenir le décor où M est le mieux placé et nage comme un poisson dans l'eau : celui des apparences pures.

 

Le protégé des medias teste son public, commet quelques "bourdes" savamment fuitées. Les expéditions coloniales, soit dit en passant largement financées par Rothschild à l'époque, seraient un crime contre l'humanité ? Alors là, on est au paroxysme de la conviction. De M à Che Guevara, à Gandhi ou à Jesus il n'y a qu'un pas. A moins que ce ne soit pour hériter des 15 millions de voix de franco-musulmans ?

 

M comme Messie, comme le Martin Luther King français. "J'ai fait un rêve" pourra-t-il nous chanter un jour sans que cela nous choque, car M est Celui qu'on attendait après tout, si l'on en croit toute la presse du pays, qui communie dans l'attente de l'avènement.

Pourtant quand on distingue le maquillage du personnage, de la créature de Rothschild qu'il est et restera - "je ne serai jamais très loin" a-t-il dit lors de son pot de départ de chez Rothschild-, on se dit que non, ce n'est pas possible. Le Kapo ultime du Kapitalisme qui va tous nous asservir, c'est lui : mais comment des foules lobotomisées en délire peuvent du jour au lendemain se dresser comme un seul homme dans un stade pour ovationner un politicien aussi artificiel et creux (et Dieu sait qu'avant lui on nous en a fait avaler des couleuvres avec des politiciens à l'air plus trompeur), un robot pareil, sorti tout droit de la série Real Human ? On se dit que décidément plus c'est gros plus ça marche, et l'effet mouton aidant, on va droit à la catastophe prévue, comme une pandémie annoncée contre laquelle on ne peut rien faire. L'effet méthode Koué aidant aussi, car seuls les politiciens croyant encore aux sondages, et, fébriles, tels Valérie Pécresse qui avait rejoint Juppé au dernier moment en regardant les courbes de popularité, la bulle M a été gonflée par les opportunistes naïfs.

 

Le mandat de M sera le règne total des apparences, avec par derrière un cocufiage sans précédent des français. Ou alors, moins probablement, par une dictature avéré du capitalisme total et carnassier qui aura tombé le masque ? Ce serait surprenant. C'est pourquoi je penche pour le 1er, le cocufiage du siècle, en coulisse, sournois. Vous avez voulu de l'apparence ? Vous avez envoyé votre SMS "si vous voulez liker M, taper 1" ? Et bien vous allez en avoir. A part quelques initiés opportunistes qui auront copiné juste à temps avec la coquille vide de Rothschild, et à part les journalistes parisiens, pratiquement tout le monde va en baver, que ce soit les salariés, les chômeurs, les fonctionnaires, les profs, les élèves, les entrepreneurs, les français de souche, les français d'adoption, les patriotes, les humanistes, les athées, les cathos, les retraités, les jeunes, les journalistes de province. Même Bayrou, qui croit finir sa carrière en beauté, aura gâché 30 ans de pseudo-indépendance et de "convictions" laborieusement échaffaudées, pour finir comme un marche-pied jetable qui finira dans les poubelles du nouveau Monde qui arrive. Car à vouloir contenter tout le monde, on ne contente personne. Mais avec le sourire, hein, car on est "fun" et on est progressiste, on est dans la Team Macron, et on apprendra vite l'anglais avant que la langue française ne soit complètement ringardisée de notre société. Avec le recul, Hollande, dont l'ennemi déclaré était soit disant le monde de la finance, et dont le quinquennat déjà factice aura accouché du monstre M, passera un jour pour un honnête bonhomme qui aura fait de son mieux.

 

Il nous restera alors la nostalgie des temps anciens, des vrais débats, des vrais courants de pensée, du temps authentique où on avait le temps de se poser, de discuter avec un grand parent, de réfléchir à sa vie et à la vie, ce qui est une activité dangereuse pour le monde qui se prépare. Un monde qui verra notre cerveau 24H/24 rempli par du faux, un Faux que M personnifie à la perfection : une vie de spectacles, de jeux, de phrases creuses, de bien pensance absurde, de livres bidons bons pour une promo chez Hanouna, une vie de gesticulations, de compétitivité à outrance et de progrès en continu, débordant de smileys hypocrites, de success stories inventées en continu, où c'est le menteur qui gagne, c'est l'ebrouffe qui l'emporte sur la sincérité, une vie-BFMTV, une vie-Facebook d'où l'on sortira tous ... happy.


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