Islam Terroriste ?

par Marc-Olivier de Vaugiraud
lundi 23 novembre 2015

Après des années de complaisance béate devant la "religion de paix" fondée à la Mecque, la parole de ceux qui doutaient de la tendresse des écrit de référence de l'islam se libère... Quitte à permettre certains raccourcis.

Un cardinal français confiait à un prêtre de sa région - hors micros hélas, de peur sans doute qu’une telle parole n’éclaire des consciences - “je vous dirais tout le bien que vous voudrez des Musulmans et tout le mal que vous voudrez de l’islam”...

Ces propos si prudemment cachés mériteraient d’être dits sur les toits s’il pouvaient dissiper un malentendu partout présent : on peut aimer les Musulmans et détester l’islam, et respecter les premiers n’oblige pas à sourire au second.

Des Chrétiens aujourd’hui se réveillent d’une longue torpeur. Ils découvrent tout d’un coup que l’islam n’est pas dans ses canons la religion de paix que revendiquent de nombreux « Musulmans modérés » et ceux qui voudraient les encourager, malgré tous leurs efforts pour vivre l’islam avec modération. A l’occasion de cette prise de conscience des Européens, on entend et lit sous trop de plumes qu’au final l’islam n’est lui-même que lorsqu’il est terroriste, et que les mitrailleurs de places publiques seraient les plus fidèles imitateurs de Mahomet.

Que le Coran comprenne des versets violents et des appels au meurtre j’en conviens. Qui le nierait n’aurait simplement pas lu le livre mahométan (j’en recommande la lecture assez vivement d’ailleurs, tant elle suffit à dissiper toute séduction de l’islam chez qui a déjà lu l’Evangile).

J’ai lu le Coran précisément avec cette question qui m’effleurait un peu : moi qui m’oppose à l’islam, qui en suis un adversaire décidé, trouverai-je dans les écrits de Mahomet un appel clair à ma mise à mort ? Les plus scrupuleux lecteurs du Coran y détiennent-ils un mandat exprès à mon égard ? Je ne suis pas un connaisseur de l’islam. Je ne suis pas islamologue. Mais je revendique tout de même le droit de me prononcer sur ce que j’ai lu, et me contredira qui voudra ! Ce que j’ai lu c’est que la prose de Mahomet promet un déferlement de haine divine et humaine sur les ennemis des Musulmans, mais pas sur les ennemis de l’islam* (lesquels n’encourraient pour cela que la haine divine, ce qui fait moins peur, quand on croit être le fils aimé du Père).

C’est pour moi un point important, parce que les Musulmans je ne les combats pas, je les aime ! Sans hésiter, s’il plaît à Dieu, je donnerai ma vie pour le dernier d’entre eux, et je crois ne souhaiter de mal à vrai dire à aucun parmi eux. Je revendique le droit de rejeter leur doctrine et de la dénoncer en même temps que celui de me faire des amis musulmans. Comme l’on disait au sujet des anciens Grecs lorsque nos professeurs les lisaient encore : “ils n’ont pas le dieu qu’ils méritent”.

Combien même les exterminateurs de terrasses de café et autres écoles primaires appellent Paris “la capitale des croisés” (elle ne mérite pas un tel hommage !) leur acharnement sur des civils n’est pas envisagé par le Coran. Justement parce que le Coran prône une religion guerrière, principalement répandue par la conquête, il envisage le combat contre des gens d’arme et pas contre des buveurs de grenadine.

Il y a des contradictions dans le Coran ? Il peut y en avoir aussi dans des livres mieux inspirés. Je ne puis dire si les versets médinois abrogent les mecquois, ou s’il l’on devrait ne recommander que les seconds : une telle exégèse appartient aux musulmans eux-mêmes. Je me contente, comme lecteur chrétien, de lire ce que j’y trouve. Quant à la violence, je me contente ainsi de prendre en compte les versets les plus violents, simplement parce qu’ils sont écrits là et parce qu’une approche littérale y trouverait un motif de passage à l’action. Or il me semble bien que le Conquérant de la Mecque ne suggère nulle part qu’on se dérobe lâchement au feu de l’armée adverse pour tirer sur des gosses. Le meurtre est permis par le Coran, qui n’est pas une religion de paix. Mais tout comme le mépris des femmes, le meurtre et la vengeance y sont endigués, c’est toujours ça !

J’insiste encore : la violence et la haine de ces hommes a bien un rapport avec celles qui sont attisées dans le Coran (contre les Juifs, contre les femmes, contre les mécréants, contre les ennemis). Mais les actes du 13 Novembre 2015 qui découlent de cette haine sont en soi interdits, parce que l’islam du Coran prescrit une haine savamment dosée et non pas anarchique ; vu de la Mecque, tuer des civils sans procès, ça fait quand même désordre, au VIIème siècle comme au XXIème.

On ne gagne pas à reprocher au Coran ce qu’il ne dit pas. Je préfère qu’on l’absolve de ce qu’il n’a pas dit pour mieux réfuter ce qui y est effectivement écrit. 

 

* Pour consultation des textes évoqués, cf. entre bien d’autres : Coran, sourate 2, 190-194 ; sourate 3, 151-152.199-200 ; sourate 5,33 ; et, histoire de respirer un peu : la Bible, Mt 5, 38-48)


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