USA : un prêtre catholique prend la défense des pédophiles !

par Giuseppe di Bella
samedi 1er septembre 2012

Âgé de 79 ans, Benedict Groeschel, prêtre catholique franciscain très estimé du diocèse de New York, a soulevé un tollé général aux Etats-Unis lors de la publication d'une intervew accordée sur le site web du "National Catholic Register", le 27 août dernier, où il prenait clairement la défense des pédophiles. L'Église catholique, dont le blason est déjà bien terni par les nombreuses affaires de pédophilie au sein du clergé américain, pouvait largement se passer de telles déclarations particulièrement choquantes !

L'homme d'église a d'abord pris la défense de Jerry Sandusky, un entraîneur de football de la Pennsylvania State University, impliqué dans une cinquantaine de crimes pédophiles. Il a déclaré à son sujet : "Ce pauvre homme a fait ça pendant des années. Pourquoi personne n'a rien dit ? Apparemment, certains enfants étaient au courant et n'ont rien dit. Vous savez, jusqu'à il y a quelques années les gens n'avaient pas gravé dans leur esprit qu'il s'agit d'un crime." Dans son élan, il poursuit en estimant qu'un pédophile pris pour la première fois ne devrait pas aller en prison car son intention n'est pas de commettre un crime...

Et ce n'est pas tout, ! Benedict Groeschel poursuit dans sa lancée : "Les gens gardent cette image en mémoire, celle d'un psychopathe. Mais ce n'est pas le cas. Imaginons un homme qui vit une grave dépression et un jeune homme qui se tient près de lui. Souvent, le jeune homme de 14, 16 ou 18 ans est celui qui est le séducteur."

L'article a été retiré du site web du "National Catholic Register" qui a tenu à présenter ses excuses. Sa rédactrice en chef, Jeannette R. De Melo a déclaré que "la pédophilie n'est jamais excusable. La publication de certains passages de l'entretien a été une erreur éditoriale pour laquelle nous vous prions de nous excuser." L'interview n'a pas été relue car elle provenait d'un religieux bien connu, au dessus de tous soupçons. Quant à l'archidiocèse de New York, il a pris ses distances avec Benedict Groeschel en se désolidarisant totalement de lui.

Le prêtre a également tenu à s'excuser : "Mon intention n'était pas de mettre en cause la victime, écrit-il. Un prêtre (ou n'importe qui) qui abuse d'un mineur a toujours tort et est toujours responsable. Mon esprit et ma manière de m'exprimer ne sont plus aussi clairs qu'ils ne l'ont été. J'ai passé ma vie à aider autrui du mieux que je le pouvais. Je regrette sincèrement tout le mal que j'ai pu causer par mes propos."

Mais des excuses suffisent-elles pour effacer de telles déclarations ? L'âge avancé du père franciscain n'est pas non plus une raison valable pour lui accorder des circonstances atténuantes. Les propos ne sont pas ceux d'un vieillard sénile. Ce sont ceux d'un homme d'église lucide, connu pour ses nombreux articles et plusieurs passages à la télévision, qui semble éprouver une certaine nostalgie de l'époque où les crimes pédophiles n'étaient pas dénoncés, où le silence était la règle d'or.

Après l'accueil de Michelle Martin, la monstrueuse complice et ex-épouse de Marc Dutroux, par les soeurs clarisses du monastère de Malonne, en Belgique, et maintenant les propos odieux de Benedict Groeschel, il semblerait que plusieurs membres du clergé catholique aient une prédisposition particulière pour pardonner certains crimes...


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