De l’autre côté du miroir

par Adèle Coupechoux
jeudi 10 décembre 2020

Tandis qu’un virus nous déclarait la guerre un sinistre soir de mars 2020, la devise nationale se scinda brutalement en deux. Elle devint pour les dominés « Interdits, Inégalités et Adversité » et resta pour les dominants, « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Ce virus nous fut transmis par un certain François Hollande, élu pour faire la guerre à la finance, dont il promettait de combattre les innombrables crimes et délits.

A la place, il trahit les institutions de son pays et la gauche en la décrédibilisant pour la discréditer à jamais. Son bilan finit par le face à face d’un banquier et d’une fille à papa. Le point commun qui les animait : un total mépris des français qui ne leur ressemblaient pas. C’est-à-dire la quasi-totalité de la population.

Le banquier ennemi juré de François Hollande fut même élu, mais obtint qui plus est la majorité aux législatives. « Parce qu’il fallait lui donner sa chance »… Il fallait lui donner sa chance. C’est ce qui se passa au pays des perroquets. Répétés à l’envi, les mantras dont les français sont friands finirent par devenir réalité.

Le virus eut sa chance, il fut élu. La France, ce VRP la rêvait en start-up. Avec l’ubérisation du travail. Que des patrons, toute une population qui travaille à son compte…de moins en moins de salariés. Des patrons-domestiques qui livrent ou procurent ce que ceux qui ont les moyens leur commandent.

Et puis, un matin de mars 2020, la population se trouva emprisonnée par ce virus. Avec de quoi continuer à remplir son frigo, des divertissements en pagaille, pour la détourner des réalités. Pas de morts dans les rues, dans ses connaissances, dans sa famille… Cette situation qui au départ devait durer 15 jours, s’éternisa.

A partir du confinement, journalistes et politiques vont découvrir des morts dans les hôpitaux et surtout des services de réanimation saturés.

Des morts qui s’additionnent à la télé, à la radio, dans les médias, tous les jours, tous les soirs…

Sur un même son de tocsin médiatique, les médias et les politiques alertent alors la population pour qu’elle reste chez elle afin de ne pas tomber malade et de ne pas venir mourir à l’hôpital. Les médecins, urgentistes, réanimateurs, lui demandent de sauver des vies en restant enfermée chez elle. Définitivement convaincue du bien-fondé de cette mesure, par l’amende mise en place par le petit financier, et par la terreur d’une mort certaine en réanimation, elle obéit. Elle ne sort que pour aller travailler et quand c’est possible. Avec l’obligation de porter un masque dès qu’elle sort de chez elle, de garder ses distances et de se frictionner régulièrement les mains.

La science, la médecine et la politique font alors un bon spectaculaire dans le temps. Un bon de géant pour retourner au moyen-âge.

En fait pas grand-chose ne change pour s’occuper, devant la télé et l’ordinateur, sauf que les échanges autres que virtuels au sein de la population sont strictement prohibés.

Alors que les politiques postillonnent joyeusement et librement sur les plateaux télévisés pour préparer les élections 2022, nous restons privés de nos libertés. Et nous n’avons toujours pas accès à un traitement pour choisir de nous soigner.

Plus rien d’autre que le COVID n’existe pour nous accompagner dans notre vie, sur le rythme endiablé des lits de réanimations et des taux de contaminations.

Ceux qui prennent ces mesures liberticides, inégalitaires et fratricides, continuent de vivre comme si de rien n’était …

Edouard Philippe, le Monsieur Confinement, retourne vivre au Havre et devient scénariste pour la télévision... Pendant que grâce à lui, d’autres perdent leur job ou font faillite.

https://sante.lefigaro.fr/article/edouard-philippe-impose-un-confinement-plus-strict

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/culture/%C3%A9douard-philippe-devient-sc%C3%A9nariste-t%C3%A9l%C3%A9/ar-BB1bcU1B

Pas trop impactée par l'enfermement que subissent des millions de français, Christiane Taubira s'en amuse publiquement : « il y a des vertus éthiques au confinement, à titre personnel et collectif »

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-13-avril-2020

https://www.closermag.fr/politique/christiane-tabira-surprise-en-train-de-danser-cette-scene-cocasse-en-plein-dire-1118161

La France soumise avec Jean-Luc Mélenchon n’est plus à une contradiction près : « Le confinement forcé est nécessaire, mais ça ne doit pas nous faire oublier que c’est la prison volontaire », a-t-il martelé dans les colonnes de l’hebdomadaire. Pour lui, « 65 millions de gens se sont mis en prison eux-mêmes et se surveillent ».

Nécessaire, le confinement ? Sur quoi se base-t-il ? Prison volontaire ? Le peuple s’est mis lui-même en prison ? Qu’il en parle à des familles qui vivent à plusieurs dans un studio sans soleil ni balcon. Avec de brèves sorties d’1 km sous menaces policières, verbalisations, contrôles et plus si affinités.

« Je le dis clairement : ramener les gosses à l’école si on n’a pas pris les autres mesures", comme le port de masques et les tests "en masse", ça me met mal à l’aise parce que les enfants naturellement véhiculent les virus », expliqua-t-il en critiquant une "décision hasardeuse".

En tant qu’adulte, il véhicule les virus comment, lui ?

https://www.sudouest.fr/2020/04/19/deconfinement-jean-luc-melenchon-n-enverrait-pas-son-enfant-a-l-ecole-le-11-mai-7423780-10861.php

L’accès à l’éducation est désormais interdit, également aux étudiants dans les universités. Au détriment de leur épanouissement et de leurs droits constitutionnels.

Saisons après saisons, pour les politiques comme pour les media et bien sûr pour leurs potes, la vie continue de se dérouler comme si tout était normal.

Pour notre plus grand bien, bien sûr, pour nous divertir… pendant qu’eux sortent sans contrainte entre eux, parlent et travaillent en intérieur sans masque. Le virus ne semble pas les effrayer le moins du monde. Mais alors, qu’est-ce qui les effraient autant, pour nous empêcher de respirer normalement comme eux, pour nous interdire de sortir librement comme eux ?

Pendant ce temps, tous ces petits clusters cyniques nous imposent au quotidien des mesures abjectes qui ne s’appliquent pas à eux, ils s’esclaffent devant nous tout en s’enrichissant comme jamais.

De l’autre côté du miroir, la maltraitance de la population continue de s’organiser :

« La maltraitance a explosé pendant le confinement, et la protection de l’enfance cafouille, le nombre de signalements a augmenté de 35 % mais le nombre d’ordonnances de placement provisoire d’enfants a chuté. Les services de protection de l’enfance sont à la fois engourdis et aveugles. Les professionnels craignent de découvrir un océan de situations douloureuses après le déconfinement. »

(https://www.nouvelobs.com/societe/20200507.OBS28509/la-maltraitance-a-explose-pendant-le-confinement-et-la-protection-de-l-enfance-cafouille.html)

« À cette rentrée des classes, des établissement scolaires ont fait appel aux forces de police pour contrôler le port du masque par les élèves. Sans que cela suscite la moindre réaction. ces rentrées scolaires bleues marines n’ont suscitées aucune réaction des syndicats de l’Éducation nationale et des associations de parents d’élèves. »

(https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-anselme/blog/050920/masques-et-fusils-dassaut)

D’autres depuis le mois de mars, ne bénéficient pas des aides promises par l’Etat. Les critères fixés pour bénéficier des 900 euros par mois sont trop restrictifs dénonce également Xavier Chargui, intermittent, maître d'hôtel dans la restauration : « Le gouvernement explique qu'il faut avoir fait au minimum 910 heures de travail en 2019, à peu près, pour toucher l'aide. Très peu de personnes vont pouvoir en bénéficier ! »

Autre motif de colère pour ce maître d'hôtel : l'aide n'est pas rétroactive. « On a été oublié. Depuis le mois de mars on ne m'a rien donné, dénonce-t-il. Je me suis endetté. C'est inadmissible de nous avoir laissé mourir. Le 'quoiqu'il en coûte', il n'y en a pas eu. »

(https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/entreprendre/aides/on-a-ete-oublie-des-travailleurs-precaires-denoncent-les-conditions-d-acces-a-l-aide-exceptionnelle-de-900-euros_4197973.html)

Louis Foucher, médecin réanimateur se fait convoquer pour délit d’opinion qui n’est autre que le respect du serment d’Hippocrate. 

D’autres sont suspendus de leur fonction pour s’être conformés à la Constitution aujourd’hui complètement bafouée dans les établissements publics. Tel Vincent Pavan, MCU à l’université d’Aix-Marseille.

https://reinfocovid.fr/soutien-vincent-pavan/

Et toujours pendant ce temps…

Tous unis pour une fois, politiques et médias. Pas de discorde entre eux pour ne surtout pas remettre tout simplement et à juste de titre en question la privation de nos libertés, pour dénoncer les inégalités qui se creusent avec ceux qui profitent d’un formidable effet d’aubaine et ceux qui sont en train de tout perdre et se retrouvent à la rue ou en psychiatrie. Quant à la fraternité, il n’est question désormais que de séparatisme, de clivages au sein de la population.

Un monde à l’envers, allant jusqu’à protéger la police de ses citoyens, citoyens censés être protégés par la police. Contre « l’ensauvagement » de ces « élites » qui bousillent nos vies avec mépris et provocation.

Ils nous dressent à les regarder vivre sans masque et sans entraves. Dans un monde qu’ils ont sinistré.

Il ne faudra pas moins d’un nouveau Nuremberg…


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