L’effet protecteur du vin sur le cœur, de nouvelles données

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lundi 15 juin 2009

Depuis plus de 20 ans, les chercheurs du monde entier tentent de mettre en évidence les bienfaits d’une consommation modérée de vin sur la fonction cardiaque.

De nombreuses études expérimentales tendent à démontrer les effets bénéfiques des substances contenues dans le vin, notamment celles aux vertues antioxydantes.

Deux points semblent aujourd’hui acquis. Tout d’abord, l’effet positif associé à une consommation modérée de vin s’inverse lorsque celle-ci dépasse une certaine dose. Au-delà d’une quantité quotidienne limite, les effets sur la fonction cardiaque pourraient devenir négatifs. Le deuxième point concerne le type de vin consommé. Nous savons aujourd’hui que le vin rouge est beaucoup plus riche en composés antioxydants que le vin blanc ou rosé. Ses bénéfices seraient donc supérieurs.
Une synthèse récente fait le point sur une substance appelée Resveratrol, présente en grande quantité dans le vin rouge.

Cette molécule fait partie de la classe des polyphénols. Les polyphénols sont des substances chimiques présentes chez de nombreux végétaux, et dont l’une des caractéristiques principales est le fort pouvoir antioxydant.

Dans cette revue scientifique donc, plusieurs actions biologiques du Resveratrol sont mises en avant de façon expérimentale. En association au pouvoir antioxydant, il serait également pourvu d’une fonction antiapoptotique (limitant la mort programmée des cellules), et de capacité à activer des protéines de longévité. De même, on peut lui associer des propriétés antidiabétiques et anticholéstérol.

Il est clair que ces résultats restent expérimentaux (in vitro) et ne sont pas associés aujourd’hui à des preuves cliniques strictes, mais cela est très prometteur.
 
 
Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.


Source : S.V. Penumathsa Can. J. Physiol. Pharmacol. 87 : 275-286 (2009)
 

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