Le SIDA n’est pas seulement affaire de communautÚs

par Phileas
mercredi 1er décembre 2010

Le SIDA n’est pas seulement affaire de communauté. 

Le SIDA est une affaire de défense des droits de l’Homme. Notamment dans l’accès aux soins. Moins en Europe qu’en d’autre points de la planète. Je pense notamment à l’Afrique où il est essentiel que la communauté internationale se batte pour protéger les droits des personnes vivant avec le VIH car ils reste des groupes particulièrement vulnérables qui se heurtent à des montagnes de difficultés pour accéder aux services de prévention, de traitement, de soins et de soutien.
 
Et lorsqu’on parle de difficulté de traitement, d’accès aux soins on est jamais très loin d’évoquer la protection des droits de l’homme dans la mesure où ceux-ci sont liés au VIH et à la promotion de la santé publique.
 
C’est pour cela qu’il faut débattre du SIDA en se débarrassant des approches qui ne seraient pas purement laïque.
 
En Afrique comme ailleurs, la lutte contre le SIDA, la santé publique et le développement socio-économique sont intimement liés et s’inscrivent dans une même dynamique de lier la lutte contre le VIH au droits humains.
 
Le SIDA est aussi une affaire politique et je regrette pour ma part un relâchement dans la prévention puisque l’Etat s’est désengagé sur les moyens financiers qu’il avait promis de mettre sur la table et que pour flatter son électorat le plus à droite, Nicolas Sarkozy se refuse à lancer une expérience de salle d’injection en France.
 
Toutes les expériences réalisées dans les pays européens qui ont décidé courageusement la mise en place de ces salles d’injection, ont montré leur efficacité.
 
Mais Sarkozy annonce par l’entremise de son Premier Ministre, dans un communiqué laconique qu’il n’est pas question qu’un feu vert soit donné pour l’ouverture de tels centres qui seraient, selon l’intéressé (qui n’a aucune compétence sur le sujet) « ni utile, ni souhaitable ».
 
En l’espèce, Il ne s’agit rien moins d’autre que de non-assistance à personne en danger.
 
Enfin le SIDA est aussi une affaire de communautés. On peut regretter que la communauté Gay, si bien structurée lorsqu’il s’agit de défendre ses droits, ne réagisse pas plus fermement à la déferlante de videos bareback qui inondent à nouveau le marché de la vidéo porno.
 
On enregistre en parallèle l’augmentation d’une sexualité à risque parce que des bruits des plus farfelus affirmeraient qu’on aurait trouvé un vaccin contre le SIDA ou que celui-ci ne tuerait plus, mais serait devenu une maladie chronique éradiquable à court terme.
 
Tout ceci est évidemment faux et le seul moyen de se protéger reste le préservatif.
 
Nous souhaitons donc que le 1er décembre, journée mondiale dédiée comme chaque année au combat contre cette maladie, tous les gens qui ont des mandats politiques ou associatifs à quelque niveau que ce soit prennent position, prennent la parole sans attendre qu’on leur demande, s’activent et utilisent tous les moyens misent à leur disposition (même les plus modestes) pour que les choses et les mentalités bougent.
 
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