Les Bienfaits thérapeutiques de l’ocytocine

par Clémence Cabrol
mercredi 3 janvier 2018

 L'ocytocine est une hormone produite par notre système cérébral. C'est une variété de peptide sécrétée par des neurones qui se trouve dans une zone spécifique du cerveau : l'hypothalamus. Elle provient principalement de notre cerveau. Malgré tout, d'autres cellules que celles du système nerveux peuvent en sécréter. L'ocytocine est connue pour provoquer notamment des émotions telles que l'empathie, la confiance et la générosité. Elle joue également un rôle important lors des interactions sociales d'après une étude, menée par le Dr Peter Kirsh (et son équipe), parue dans The Journal of Neuroscience le 7 décembre 2005 puis repris dans l'ouvrage philosophique de Mathieu Ricard Plaidoyer Pour L'altruisme. Il a donc été prouvé que l'ocytocine améliore la sociabilité d'une personne en plus d'atténuer l'anxiété. Ils ont également démontré qu'il était possible d'accroître la capacité à accorder sa confiance à autrui sur des sujets à qui les neuroscientifiques avaient administré intra-nasalement de l'ocytocine.

 Par ailleurs, David Feifel et al. ont administré en solution intra-nasale de l'ocytocine sur 19 patients schizophrènes (moyennement atteints). La durée du test clinique n'a pas excédé 3 semaines. Le traitement expérimental consistait à donner un placebo à la place de leurs antipsychotiques habituels ainsi que de l'ocytocine en solution intra-nasale. L'état de santé des patients schizophrènes a changé positivement. Le Dr Feifel et ses collègues se sont aperçus que l'ocytocine présente des propriétés anti psychotique. Les résultats sont extrêmement encourageants. De ce fait, des chercheurs en neurosciences comptent entreprendre des études plus poussées dans ce domaine. Ce qui aura peut-être pour effet, dans un avenir proche, de révolutionner les soins des malades mentaux atteints de certaines psychoses. Le fait est que les essais cliniques du Dr Feifel et Al. ont permis de découvrir que l'ocytocine réduit les sensations de persécution, de suspicion chez les personnes malades. Les symptômes de leur pathologie ont diminué. Sur le court terme, ce test clinique a donc été couronné de succès. Il est fort probable que sur le moyen terme, les symptômes schizophrènes tendraient à se résorber et que sur le long terme la maladie pourrait être éradiquée. Cette potentielle thérapie éliminerait les effets indésirables extrêmement nocifs qui se manifestent lorsqu'un malade prend un ou plusieurs psychotropes. Dès lors, les personnes vulnérabilisées par des psychoses dites incurables tireraient profit de cette hormone surnommée « hormone du bonheur » dans la mesure où en plus de faire reculer leur pathologie, aucun effet dits "secondaires" ne menacerait leur santé. Les découvertes de David Feifel et de ses co-équipiers, pourraient donc soulager les difficultés quotidiennes rencontrés par les personnes souffrant de psychose. Les psychoses sont actuellement traitées avec des médicaments qui assomeraient le plus robuste des éléphants. En effet, la schizophrénie notamment, est considérée comme une maladie chronique justifiant un traitement médicamenteux particulièrement lourd et à vie. Excepté l'industrie pharmaceutique, qui peut se réjouir de ces mesures médica-menteuses draconiennes aux mille et uns effets indésirables ? Derrière le terme « effets secondaires » se cache des effets nocifs pour le patient souvent forcé par son psychiatre de subir, une thérapie basée sur un excès de médicaments. Or, si l'on se base sur la théorie bénéfices/risques, n'importe quel esprit logique comprendrait que les pertes sont supérieures aux gains que les molécules contenues dans les psychotropes sont censées prodiguer. Une vie sociale compromise entre autres par des états de somnolence, des pertes de mémoire, des problèmes de concentration, des tremblements, des nausées, de l'impuissance ou de la frigidité, ne semble pas du tout alerter les prescripteurs de neuroleptiques. Le comble étant que l'on peut trouver dans la partie effets secondaires de la notice de certains antipsychotiques, la mort subite inexpliquée. Pour pallier ce grave problème, dans un rapport de pharmacovigilance du Dr Quadiri Timour, neurocardiologue, il est question d'aborder ce phénomène en exposant des méthodes pas toujours connue des psychiatres pour se prémunir contre les morts subites inexpliquées dues à ces psychotropes qui s'avèrent être au final, des drogues légalisées et dangereuses. D'autant plus que ces dernières, selon une étude scientifique de Van Haren Ne et Al. Datant de 2011, pourraient occasionner des atrophies cérébrales irréversibles et cela même pour une utilisationt sur le court ou le moyen terme. Autrement dit, la prise de ce genre de neuroleptique entraîne une dégénérescence des neurones. Ce genre de chose pourrait être évitée si l'ocytocine remplaçait les traitement psychiatriques défectueux. Ainsi, l'ocytocine pourrait devenir, s'il est utilisé à des fins thérapeutiques, une solution viable pour des majeurs vulnérables ayant le droit à des soins décents, c'est-à-dire, une thérapie efficace qui au lieu de les abrutir chimiquement, contribuera à leur bien-être.


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