Statistiques mensongères : Ne croyez pas aveuglément tout ce qu’on vous raconte

par Tichote
mardi 14 septembre 2010

Jusqu’où ira le gouvernement pour justifier sa politique xénophobe ? Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux déclare sur RTL le 25 août 2010 :

« J’observe, par exemple, que l’année dernière la délinquance issue de membres de nationalité roumaine, avait augmenté de 138% à Paris. Il n’était donc pas question pour moi de faire comme si cela n’existait pas. Moi je ne suis pas dans le déni de réalité, je suis dans l’action, une action simple menée à la demande du Président de la République pour assurer la sécurité et la protection de nos compatriotes. »

Lors d’une conférence de presse lundi 30 août sur les « évacuations de camps illicites » le ministre de l’Intérieur confirme ses propos en déclarant que les actes de délinquance perpétrés par des Roumains à Paris ont augmenté de 259% en dix-huit mois.

Menteur ! Aucune statistique n’existe sur la délinquance des Roms. Pourquoi cette certitude, tout simplement parce que la loi prohibe la constitution de fichier sur des bases ethniques ou raciales.

Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat d’UNITÉ SGP Police dénonce une politique de l’esbroufe : « On focalise sur les Roms mais cette question ne change rien sur le fond au problème de la sécurité avec des effectifs humains et matériels en baisse. Cela permet surtout de masquer la réalité du recul des investissements en matière de sécurité. »

Face à de tels mensonges constatés, il n’y a qu’un pas pour en déduire que le mensonge est monnaie courante dans ce gouvernement.



L’opinion publique est manipulée sans cesse avec chiffres à l’appui. Tout le monde sait que les chiffres, on peut leur faire dire ce qu’on veut.

Toutes nos ressources statistiques peuvent être trouvées sur le site de l’insee : http://www.insee.fr/. Une notion y a été étudiée qui n’a même pas été reprise dans le cadre du projet de loi sur les retraites et pourtant :

Définition : L’espérance de vie en bonne santé (à la naissance), ou années de vie en bonne santé (AVBS), représente le nombre d’années en bonne santé qu’une personne peut s’attendre à vivre (à la naissance). Une bonne santé est définie par l’absence de limitations d’activités (dans les gestes de la vie quotidienne) et l’absence d’incapacités.

Conclusion de l’étude : En France, en 2007, l’espérance de vie « en bonne santé » à la naissance est estimée à 64,2 ans pour les femmes. Elle est plus faible pour les hommes (63,1 ans).

Les inégalités sociales de mortalité sont particulièrement prononcées en France. Ces inégalités entre groupes sociaux pris au sens large peuvent résulter principalement de différences en termes de comportements et modes de vie, et/ou en termes d’exposition aux risques professionnels, les deux pouvant par ailleurs être interdépendants. L’étude présentée ici analyse les risques de décès précoce (entre 35 et 60 ans) d’une génération de salariés du privé par catégorie socioprofessionnelle détaillée.


Je vous livre cette étude de Rachid Bouhia qui appartenait à la division Enquêtes et études démographiques de l’Insee au moment de la rédaction de cette étude.

Le titre de cette étude donne froid dans le dos :

« Mourir avant 60 ans, le destin de 12 % des hommes et 5 % des femmes d’une génération de salariés du privé « 

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/FPORSOC08o.PDF


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