Trés Haute Tension, le courant ne passe plus

par olivier cabanel
samedi 15 novembre 2008

C’est une première : des agriculteurs viennent d’obtenir la condamnation de RTE, coupable d’avoir porté préjudice à leur élevage.

Le jugement a été rendu le 28 octobre dernier. Le gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité (RTE) à été condamné à Tulle à verser près de 400 000 € au Groupement Agricole d’Exploitations en Commun (GAEC) Marcouyoux « du fait des dommages imputables à la ligne à très haute tension surplombant l’exploitation », située à Latronche en Corrèze.
 
Cette ligne crée en 1943 est passée en 1964 à la très haute tension (400 000 volts).
Le GAEC s’était spécialisé dans l’élevage bovin et porcin, et avait rapidement constaté des problèmes sanitaires dés son installation, en 1974, mais ce n’est qu’en 1998 que le directeur de ce groupement avait imputé ces problèmes à la ligne à très haute tension.
 
Dans le jugement, publié par l’AFP, il est dit que « la maternité porcine a été arrêtée en raison d’un taux de natalité anormalement bas et d’un taux de mortalité infantile élevé » et que « le hangar de stabulation accueille des génisses chétives souffrant pour partie d’hémorragies ou d’avortements inexpliqués ».

Ce qui pourrait sembler être nouveau pour certains est connu depuis longtemps ailleurs.
 
L’épidémiologiste américain George Carlo, membre de l’initiative « Safe Wireless » affirmait déjà que les champs électromagnétiques artificiels étaient au moins en partie à l’origine de la disparition progressive des abeilles.
 
Le Docteur George L. Carlo est un scientifique médical, écrivain et juriste de renommée mondiale. Durant une carrière de trente années, il a publié plus de 150 articles médicaux, scientifiques et d’affaires publiques dans les domaines de la santé publique, de la sécurité du travail et de la protection des consommateurs. Son ouvrage le plus récent est “Cell Phones : Invisible Hazards in the Wireless Age”.
 
Pour lui le corps est réellement un organisme électrique, un organisme électromagnétique. Le corps est fondamentalement de l’énergie en mouvement.
 
Avec le temps, en peaufinant notre compréhension du fonctionnement du corps, nous avons perçu qu’il est dépendant de l’énergie, des différences potentielles d’énergie au travers des parois cellulaires - chaque cellule du corps possède une signature énergétique ou électromagnétique qui lui est propre. En fait, chaque être humain possède une signature spécifique d’énergie électromagnétique que la communauté médicale appelle maintenant le “biofield”, le biochamp ou champ électromagnétique.
Walt Wiltman avait donc raison quand il déclarait :
« Nous savons maintenant que les câbles à très haute tension et que certains pylônes influent sur les grossesses et les fréquences d’avortement, la santé générale du bétail, dans un rayon de près d’un kilomètre ».

Rp Liburdy ajoute dans son étude de 1993 (elf magnétic fields breast cancer and mélatonine) « l’exposition à un champ magnétique bloque l’action anticancéreuse de la mélatonine sur des cellules du cancer humain »
 
Dans d’autres études ( Bell en 1992, Kirshwink en 1992 et Delgado en 1986) « on note une augmentation des malformations génétiques ».

« Des expériences sur les rats ont démontré une augmentation des avortements, une diminution du nombre de petits par litière, et une augmentation significative du nombre d’animaux présentant des cotes supplémentaires.

Pour la reproduction humaine, une étude finlandaise récente montre que les risques d’avortement sont 3,4 fois plus élevés chez les femmes utilisant un ordinateur qui émet un champ magnétique basses fréquences ».

(A lire du professeur roger Santini, de l’INSA « notre santé face aux champs électriques et magnétiques » éditions Sully mai 1995).
 
Alors aujourd’hui, le jugement rendu en Correze va-t-il « faire des petits » ?
Si tous les agriculteurs dont les exploitations sont situées sous une ligne à très haute tension portent plainte à leur tour, l’entreprise RTE a du souci à se faire.
 
Car comme disait un vieil ami africain :
« Ce n’est pas parce que le mouton n’a pas de dents qu’il faut mettre la main dans sa bouche ».

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