Un vaccin contre le cancer du col de l’utérus ?

par Sylvie Simon
mardi 20 février 2007

Il y a quelques mois, nous avons appris que le « nouveau vaccin contre le cancer du col de l’utérus était enfin en vente ». Il s’agissait déjà là d’un mensonge car il n’existe aucun vaccin contre les cancers, mais cette annonce très racoleuse venait des laboratoires dont le but inavoué est le racolage des profits plutôt que la santé des citoyens.

En vérité, il s’agit d’un vaccin contre le « papilloma virus » car les cancers du col sont parfois dus au HPV (Human Papilloma Virus), ce qui n’est pas la même chose. Le vaccin Gardasil®, fabriqué par manipulation génétique, a été mis au point par le laboratoire Merck, mais il est commercialisé en France par Sanofi Pasteur MSD.

D’après les laboratoires,

« le Gardasil® cible les papillomavirus de types 6, 11, 16 et 18 qui seraient responsables de 70 à 84 % des cas de cancers du col de l’utérus, 70 % des lésions précancéreuses, 50 % des lésions potentiellement précancéreuses du col de l’utérus, 80 % des lésions précancéreuses de la vulve et du vagin et 90 % des verrues génitales. »

Ces chiffres, fournis par le fabricant, ne relèvent d’aucune source indépendante et sont donc sujets à caution. D’autant qu’il existe plus de 30 virus HPV, parmi lesquels 13 sont considérés comme à « haut risque ».

Il est exact qu’il existe une corrélation entre HPV à haut risque et cancer du col, mais 80 % des infections sont asymptomatiques et guérissent sans traitement. Dans ce cas, les lésions intra-épithéliales régressent spontanément, et l’HPV n’est plus détectable dans le col.

La durée moyenne de l’infection localement détectable varie de 6 à 14 mois. Dans les 2 à 4 ans, seulement 15 % à 25 % des lésions cervicales épithéliales de bas grade évoluent vers le haut grade. Nous sommes loin des affirmations alarmantes du fabricant.

En vérité, ce virus est très commun et se retrouve chez 80 % des hommes et des femmes. La plupart d’entre nous ont subi sa présence sans en avoir souffert et n’en sont surtout pas morts. De toute manière, en 2000, le taux de mortalité par cancer du col de l’utérus a été de 3,3 femmes sur 100 000 aux États-Unis et de 4 sur 100 000 en Australie. Nous n’avons pas les chiffres français. Le taux de mortalité augmente avec l’âge, le plus grand nombre se situant entre 75 et 79 ans. Moins de 6 % des décès se produisent chez les femmes de moins de 35 ans.

L’Institut national du cancer des États-Unis estime que la relation directe entre le virus et le cancer n’est pas du tout prouvée. Dans une étude officiellement contrôlée, 67 % des femmes ayant un cancer du col et 43 % de femmes sans cancer étaient positives au test HPV. Ces cancers sont en général observé seulement 20 à 50 ans après l’infection.

Mais nous savons à présent que le cancer est multifactoriel et qu’il dépend aussi bien de l’environnement et du style de vie que de l’hérédité. Les spécialistes estiment que 80 % des cancers sont causés par ce que nous buvons, mangeons, fumons, notre exposition aux radiations ou à des agents carcinogènes.

En 1992, Peter Duesberg et Jody Schwartz, biologistes moléculaires à l’université de Berkeley en Californie, ont fait remarquer que les carcinogènes sont sans doute les responsables de la proliférations des cellules anormales et non le HPV. « Etant donné que les cellules cancéreuses sont plus menacées d’infections que les cellules normales, les virus seraient plutôt les indicateurs que les causes des proliférations anormales. » Ces propos confirment les théories de Béchamp qui affirment que les virus ne sont que des témoins et non les responsables des maladies.

Aussi, comment pouvons-nous croire que le HPV est le principal responsable du cancer du col de l’utérus plutôt que tous les carcinogènes ? En outre, sommes-nous certains que le Gardasil® a été bien étudié et testé avant d’être introduit dans le corps des jeunes filles ?

D’après le AHRP (The Alliance for Human Research Protection), c’est loin d’être le cas. Le vaccin n’a pas fait preuve d’innocuité ni d’efficacité au cours de ses essais cliniques. Certaines questions restent sans réponse. Combien de filles ont-elles participé aux essais et pendant combien de temps ont-elles été suivies ?

Déjà des accidents

Aux États-Unis, d’après le VAERS (National Vaccine Information Center), entre juillet 2006 et janvier 2007, à la suite de l’injection de ce vaccin chez des filles et garçons de 11 à 27 ans, il y a eu 82 rapports d’effets secondaires graves. Ces rapports viennent de 21 États. Plus de 60 % de ces manifestations se sont produites dans les 24 heures suivant la vaccination. Toutes les autres sauf trois sont advenues au cours de la semaine suivante. Parmi ces effets secondaires, il faut citer des névralgies, gastro-entérites, appendicites, inflammations du pelvis, crises d’asthme, spasmes des bronches et arthrite.

Cependant, il ne faut pas oublier que les effets rapportés au Vaers ne représentent, malheureusement, qu’un faible pourcentage des complications survenues car, le 2 juin 1993, la FDA avouait dans Jama qu’une étude du CDC démontrait que : « seulement 1 % des accidents graves » lui étaient rapportés. Le magazine Money de décembre 1996 a bien confirmé cet infime pourcentage.

En outre, le Gardasil® contient 225 µg d’aluminium, et nous connaissons les effets délétères de l’aluminium sur le cerveau.

Aussi, étant donné que le cancer du col de l’utérus est responsable de 1 % des décès par cancer chez les femmes, est-il raisonnable de vacciner les petites filles qui sont loin d’avoir l’âge des rapports sexuels avec un vaccin dont la sécurité et l’efficacité sont contestables ?

« Le vaccin a son efficacité maximale lorsqu’il est donné avant le premier contact avec le virus », a expliqué à l’AFP le Dr Yann Leocmach, du laboratoire Sanofi Pasteur MSD. « Notre recommandation serait de vacciner les jeunes filles entre 11 et 12 ans et de faire un rattrapage pour les 13-26 ans ». Le Dr Leocmach ne connaît évidemment pas la durée de l’efficacité du vaccin, car il n’existe que quatre ans de recul. Il est certain que des rappels seront nécessaires.

Pour le Pr. Patrice Lopes, président de la Société française de gynécologie, la cible prioritaire se situe entre 9 et 13 à 14 ans, même si les parents risquent d’être « réticents à l’idée que l’on parle de rapports sexuels ». À cet âge, il est normal que les parents soient réticents.

D’énormes intérêts financiers

Aux États-Unis, la réponse est claire. Là-bas, le Gardasil® est commercialisé par Merck qui espère retirer au moins 2 milliards de dollars des ventes, surtout s’il devient obligatoire pour l’admission des enfants à l’école comme il en est fortement question aux États-Unis. Il a bien besoin de cette somme pour faire face aux nombreux procès intentés contre l’un de ces autres produit, le Vioxx® et compenser ainsi les pertes dues à ce médicament qui fut qualifié de « remarquable », tout comme ce nouveau vaccin actuel.

Le laboratoire a financé une campagne de promotion très agressive avec l’aide de lobbyistes professionnels et d’une organisation agréée par le gouvernement, Women in Government, un groupe de femmes législateurs.
Déjà, 80 % des États ont demandé que ce vaccin soit exigé par les instances de santé officielles pour l’entrée à l’école, et une vingtaine d’États étudient les modalités de cette obligation.

Le Texas est allé encore plus loin dans le déni de démocratie. Le 2 février 2007, Rick Perry, gouverneur républicain du Texas, a donné l’ordre de vacciner toutes les jeunes filles de plus de 11 ans dans son État, au mépris des lois du Texas, des droits et de l’autorité parentale, et de l’éthique qui concerne une maladie uniquement transmissible par le sexe. Les enfants qui ont été désignés pour payer les dégâts du Vioxx® en sacrifiant leur santé nous rappellent les enfants immolés autrefois au dieux par des civilisations qualifiées de « barbares » par la nôtre.

L’agence Associated Press a signalé que l’un des trois lobbyistes du laboratoire est Mike Toomey, ancien chef de l’équipe de Perry, actuellement dirigée par la républicaine Dianne White Delisi, qui est également responsable de Women in Government. Autrement dit, l’ancien collaborateur du gouverneur travaille actuellement pour Merck, la compagnie pharmaceutique qui a financé la campagne du gouverneur, lequel a profité de son pouvoir dictatorial pour exiger, sans aucun débat public préalable, la vaccination massive de très jeunes filles, avec un produit qui rapportera à Merck des dizaines de millions de dollars. Les compagnies pharmaceutiques sont expertes dans l’art de déguiser leurs profits en initiatives altruistes de santé publiques, et il est probable que peu de gens se rendront compte que Merck gagnera des sommes scandaleuses grâce à ces manigances.

Merck a versé 6 000 dollars au gouverneur Perry pour sa campagne de réélection, mais récoltera environ un milliard de dollars par an pour ses seules ventes aux États-Unis.

Ce qui se produit en ce moment au Texas est une forme de tyrannie médicale, et n’est que le début d’une bataille monumentale entre les droits des citoyens et le contrôle des États.

En France, le Gardasil® est commercialisé au prix conseillé de 145,94 euros la dose - trois doses sont nécessaires - et n’est pas remboursé pour l’instant. Mais vous pouvez faire confiance au laboratoire pour obtenir le remboursement dans un délai « raisonnable ». On parle déjà du premier trimestre 2007, après un examen par la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS).

Toutefois soyons rassurés, car l’Afssaps rappelle que tout effet indésirable grave ou inattendu doit obligatoirement être immédiatement déclaré par les professionnels de santé aux centres de pharmacovigilance, mais nous savons combien les médecins sont réticents pour déclarer tout effet indésirable concernant les vaccins. Il faut espérer que les petites filles ne paieront pas un lourd tribut à ce vaccin à cause de la peur instillée sournoisement chez leur mère, comme ce fut le cas pour le vaccin contre l’hépatite B, lui aussi vaccin génétique.

Sylvie Simon


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