Des écrivains à découvrir

par CHALOT
lundi 2 août 2010

Les journaux en ligne et notamment AGORAVOX devrait encore plus aider à faire connaître ces écrivains sans grade mais avec talent qui essayent de percer.
Beaucoup de ces hommes et femmes sont contraints à rechercher une place dans un magasin ou une librairie pour une séance de dédicaces.
Iles arrivent à être connus dans leur ville ou dans leur région...Aidons les à élargir leur diffusion éventuelle.
C’est cela aussi la « citoyenneté de la culture » !

Les livres de l’été : des écrivains à découvrir

Les « mastodontes » de l’édition font la pluie et le beau temps ou presque.

Ils publient les livres qui peuvent avoir un succès mais sans prendre de risque.

Ils sont même les premiers à éditer des essais parfois bâclés mais écrits par des élus politiques connus....

Les « révélations » , chroniques ou semi-fictions sur Sarkozy commencent à pulluler.

D’autres éditeurs élargissent le champ de l’édition mais en prenant quelques garantis.

Des auteurs essayent de percer, ils commencent à frapper à la porte d’une maison d’édition car ils savent bien que seul un éditeur a la capacité d’organiser la diffusion nationale d’un livre.

Les salons du livre se multiplient mais très souvent ils sont exclusivement réservés aux éditeurs ayant pignon sur rue ou à des éditeurs moins connus qui acceptent de payer un emplacement relativement cher.

Pour faire connaître des écrivains moins connus, des salons différents sont organisés comme celui de Vaux le Pénil en Seine et Marne qui a lieu le 10/10/2010 .

les inscriptions sont libres, les écrivains et éditeurs n’ont pas à débourser un seul centime et les visiteurs font de même, ils peuvent réserver leurs bourses pour des achats éventuels de livres.

J’aime bien aller à la quête d’un livre écrit par un auteur dit local et peu connu, ce qui me permet parfois de tomber sur des œuvres passionnantes et bien écrites, ce qui ne gâche rien.

Certains auteurs ont besoin d’être connus et un journal en ligne comme Agoravox peut - notamment l’été- « parler » des livres qui sortent.

Je vous propose « Mamou Roche » Roman écrit par Sophie Massonnaud – Herbouiller aux Éditions Cdanslapoche

en juin 2010

 

L’auteure n’en n’ est pas à son coup d’essai .

Après avoir rédigé et publié trois livres fort différents, elle a souhaité s’atteler à l’écriture d’une saga familiale.

Si j’ai bien aimé son roman "Qui veut la peau des Amazones ?..."que j’ai découvert par hasard à Guérande, j’ai hésité avant de commencer ce nouveau livre . C’est un genre qui m’était étranger jusqu’alors.

Mais oh surprise, je me suis fait happer par l’histoire et par le jeu des personnages et ceci dès les premières pages.

Il ne m’était même pas possible de me dégager de la lecture avant de connaître la fin de ce roman où l’amour, la haine et la jalousie règnent en maîtres.

La femme, qu’elle soit une victime ou une conquérante, prête à écraser tous ceux qui la dérangent possède ici une personnalité forte.

Pauvres hommes ! si l’on excepte le beau photographe, sorte de prince charmant, ils sont faibles et sans personnalité forte, préférant s’acheter une tranquillité toute relative.

Ah la généalogie ! Les chiens ne font pas des chats et la grand mère et sa fille ainée paraissent avec leur égoïsme froid sortir du même moule et d’ailleurs il suffit de penser à leur ascendance...

Elles sont abominables ...gare à la fille cadette et même gare aux petites filles.

« Les deux mégères, loin d’être apprivoisées, reprenaient du poil de la bête et revenaient en force, plus expertes que jamais dans l’art de la manipulation ! » 

L’auteure nous plonge dans un Cendrillon du 21ème siècle qui se déroule chez nous... ou presque.

Les deux histoires se ressemblent quelque peu mais ici, le rythme soutenu ; les nombreux rebondissements et les dialogues particulièrement soignés captivent le lecteur.

Les homards frêles et sans défense sont là à la merci des deux congres mais la force et la méchanceté ne triomphent pas toujours même dans ce milieu de la petite bourgeoisie de La Baule particulièrement dépeint sans fard ni artifice.

La vie n’est pas un fleuve tranquille.

Cette saga, c’est une tempête permanente où les frêles barques disparaissent et où seuls les bateaux consolidés réussissent à s’en sortir.

Le livre est refermé, la dernière scène permet d’inscrire le mot fin mais le lecteur attentif et conquis que je suis devenu espère que l’auteure saura nous offrir une suite à ce roman....

Jean-François CHALOT


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