Gaypride 2009, la marche des fiertÚs en crise ?

par Julie Poizon
lundi 29 juin 2009

Les émeutes de Stonewall furent une série de conflits violents entre les homosexuels et les forces de police de New York. La première nuit d’émeute eu lieu le 28 juin 1969, après que huit policiers menèrent un raid dans le « Stonewall Inn », un bar gay situé dans le Greenwich Village. Stonewall est souvent considéré comme le tournant du mouvement de demande d’égalité des droits homosexuels.

Cette année, la marche des fiertes lesbiennes-gay-bi-trans fêtait l’anniversaire de ce moment clé.

75 chars annoncés, 500000 personnes attendues, la manifestation promettait d’être haute en couleurs. Le beau temps étant de la partie, tout était prévu pour une belle et fière journée. 


Liza Minelli en ouverture ; meme en deuil, l’icône devait ajouter une touche internationale a la marche. Pas mal, toujours mieux que Line Renaud.

Départ prévu à Montparnasse à 14h. A 14h30, arrêt de la moitié du cortège ; problèmes d’organisation, de circulation et, surtout, problème de choc des cultures. Car, si la plupart participent pour afficher leurs idéaux et leur mode de vie, d’autres s’infiltrent uniquement pour gâcher la fête et ralentir l’avancée. Je ne vise personne, je ne montre pas du doigt. Il suffit d’aller faire un tour sur certains forums pour voir que certains, encore aujourd’hui avaient juste envie de casser du pd... Ou de "voir des culs" (dixit). Etonnant que cela vienne d’une population qui passe son temps à se plaindre des discriminations qu’ils subissent, eux aussi, au quotidien.

Et en effet, de nombreux groupes alcoolisés et excités, ont envahi le cortège, se moquant des "tantouzes", proposant aux lesbiennes de "goûter leur engin pour retrouver le droit chemin", j’en passe et des pires. Des débordements néanmoins vite calmés, ou du moins tempérés, par les services de sécurité des différents chars.

Le défilé est dans l’air du temps : un défilé de crise. Des chars "sobrement" décorés, des costumes parfois trop cheap, peu de musique ou pas celle que l’on peut attendre... Et un nombre de char politiques, associatifs ou militants en nombre croissant : en tout 80 associations, partis politiques et syndicats défilent au détriment de ceux des boîtes de nuit des années précédentes. Paris revendique plus et sort moins, apparemment. On saluera néanmoins La Cantine Des Ginette Armées du Troisième Lieu qui a sauvé l’honneur et le son ! 
En parallèle, le groupe des fiertés ne pouvait pas être moins communautariste et c’est tant mieux. Famille, enfants, grands parents, handicapés, excentriques en tout genre s’étaient réunis pour vivre ce moment ensemble, tout simplement. Une marche des fiertés devenant celle de l’égalité, pour tous.

Arrivée place de la Bastille, grosse déception pas de scène peu de monde, plus de couleurs... Une banderole Pink Tv mais ou est passé la scène FG ? Disparue, envolée, remplacée par rien. Une bande de "fiers" gays et lesbiennes errants sur la place devenue piétonne pour quelques heures. Les chars passent et personne ne reste... à part, peut-être, un petit arrière goût d’inachevé.


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