Il faut éradiquer l’illettrisme !

par CHALOT
mardi 16 avril 2013

Des associations familiales comme les AFL ( associations familiales laïques) organisent des « cours » de français pour les personnes issues de l'immigration.

Il s'agit pour les bénévoles de donner quelques éléments de compréhension de langue française en organisant des séances de découverte et de pratique du français oral principalement, en tenant compte du niveau acquis par les personnes à leur arrivée.

Les bénévoles ne se substituent pas aux professionnels donc dès que des places se libèrent, ils orientent les apprenants vers des formations « qualifiantes » comme le DILF, Diplôme initial de langue française pour les premiers apprentissages ….

Aujourd'hui, nous sommes interpellés par des personnes françaises étant en situation d'illettrisme. Il s'agit d'adultes qui ne savent ni lire, ni compter.

Nous avons répondu favorablement aux demandes et depuis deux ans, nous assurons, à titre totalement bénévole, sans avoir demandé de subventions, des séances d'apprentissage de lecture.

Il ne s'agit là que d'une petite goutte dans la mer, il y a tant à faire.

La lecture d'un article de lettrasso, fait écho à nos observations et nos réflexions, les chiffres donnés sont impressionnants...Quant à la conclusion que vous pouvez lire en vous connectant au texte, je la partage

« Illettrisme grande cause nationale et abandon local

Aujourd'hui en France, 2,5 millions de personnes sont en situation d'illettrisme après avoir été pourtant scolarisées en France. Chaque jour de leur vie, elles sont en difficulté avec l’écrit pour faire face à des situations simples au travail, en famille, en société. A ces personnes là, il faut rajouter toutes celles qui souffrent de ce handicap par le fait de ne pas maîtriser la langue française parce qu'étrangères, salariées et oubliées dans les campagnes françaises au milieu des vignes ou bien sous les arbres fruitiers.

Être
illettré, c’est donc ne pas disposer des compétences de base (lecture, écriture, calcul) suffisantes pour faire face de manière autonome à des situations courantes de la vie quotidienne : écrire une liste de courses, lire une notice de médicament ou une consigne de sécurité, rédiger un chèque, utiliser un appareil, lire le carnet scolaire de son enfant, entrer dans la lecture d’un livre…

Le 1er mars 2013, le label Grande Cause Nationale a été attribué par le Premier ministre au collectif "Agir ensemble contre l’illettrisme", fédéré par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

Le citoyen peut donc légitimement penser que l’État est conscient de cette situation et qu'il entend y remédier en aidant les associations qui luttent tous les jours contre ce fléau. Il n'en est rien. »

Suite de l'article de lettrasso ici

http://www.loi1901.com/intranet/a_news/index_news.php?Id=2004

Oui, l’État doit soutenir et aider les associations dans leur lutte contre l'illettrisme mais ne faudrait-il pas non plus que l’État donne naissance à un service public pour que soient assurés des cours par des personnels formés ?

Je lance là, le débat étant moins même partagé sur la question....

J'ai fait un rêve ! : l'ouverture en soirée des établissements publics d'enseignement...

Jean-François Chalot


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