La percée de FO à l’Education Nationale ce n’est pas une fièvre réactionnaire

par CHALOT
samedi 6 décembre 2014

Une légende court dans certains milieux, des bruits circulent et sont répercutés par des syndicalistes.

La poussée de FO aux élections professionnelles procéderaient d’une fièvre réactionnaire.

Je m’inscris en faux .

Adhérent à la FSU, ancien élu dans des instances nationales de la FSU, je n’hésite pas à déclarer que ces résultats qui me satisfont d’ailleurs, montrent que les enseignants en ont assez du double langage de la direction nationale de la FSU, de ses hésitations et de son refus de combattre résolument et frontalement, entre autres, la politique d’aménagement des rythmes.

Prétendre quee ces résultats dénotent une « poussée réactionnaire » de FO procède d’une méthode diffamatoire.

Voici ce qu’on peut lire dans le café pédagogique

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/12/05122014Article635533825635256059.aspx

CAPN : FO confirme sa poussée dans les principaux corps au détriment de la FSU

> 5 décembre – 13h20 - Les résultats des corps d’enseignants du primaire et secondaire confirment la tendance donnée le 4 au soir. La Fsu recule aussi bien au primaire que dans le secondaire. La question des rythmes scolaires n’a pas particulièrement luit au Snuipp qui ne recule pas plus que le Snes. FO progresse partout sauf là où il est fort (PLP). L’Unsa fait une entrée chez les PEPS. Le Snalc se renforce dans le secondaire. Le Sgen Cfdt , qui reste stable, résume la situation en parlant de « poussée réactionnaire » de FO et du Snalc. « Après deux ans de refondation de l'école, le camp réformateur (Unsa et Sgen-CFDT) reste stable. Par contre, les équilibres changent, au détriment de la FSU, de la CGT et de Sud, et au profit d'organisations qui poussent au paroxysme le discours conservateur, le Snalc et FO ».

Les équipes militantes qui font fonctionner les syndicats adhérents à FO défendent l’intérêt des personnels et soutiennent une orientation de défense des acquis qui mérite au minimum l’écoute si ce n’est le respect.

La direction des syndicats qui enregistrent un recul significatif devraient s’interroger sur leur propre politique et sur le décalage existant entre cette politique timorée et les aspirations des personnels et la politique suivie

Jean-François Chalot


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