Le MACHISME du Football ringardisť par les femmes de la Coupe du Monde

par hugo BOTOPO
vendredi 28 juin 2019

Les versions féminines de beaucoup de sports (tennis, arts martiaux, basket, handball, athlétisme, natation...) se développent sous la protection -parfois hautaine et dominatrice- des grands maîtres des versions originelles masculines. Dans le football, les machos expriment véhémentement leur rejet de l'humanisme par leur animalité de mâle dominant ! La Coupe du Monde de football féminin change heureusement la donne !

Les compétitions de foot féminin, ou plutôt de football normalisé pratiqué par des femmes, sans règlements ou caractéristiques spécifiques aux femmes par rapport aux hommes, n'attiraient qu'un nombre limité de spectateurs et les grandes compétitions n'étaient diffusées que sur des chaines subalternes comme France 4 (comme pour le rugby des moins de 20 ans récemment !).

La Coupe du Monde actuelle regroupant les meilleures équipes mondiales, est organisée par la France. Notre pays a proposé de grands stades sur Paris et la Province : le succès des réservations de places de spectateurs -plus de un million- et surtout la double diffusion par TF1, Canal +, et certaines de leurs filiales, est remarquable et dépasse toutes les prévisions. Les Audimats (toutes chaines confondues) atteignent 11 millions de téléspectateurs pour les matchs avec l'équipe de France ! Les scores de l'Audimat pour d'autres matchs restent très élevés. TF1 contrairement au dernier mondial masculin va faire des bénéfices et envisage même d'augmenter ses tarifs de publicité ! Naturellement pas un euro de ces suppléments de recettes seront versées aux différentes fédérations nationales, ni aux joueuses.

Que se passe-t-il donc en France et dans la planète foot ? Des sportives de haut niveau, pratiquent en amateur (certaines doivent excercer un travail en complément) ou en professionnelles faiblement rémunérées par rapport aux vedettes masculines médiatisées. Les rapports de revenus sont de l'ordre du centième, alors que pour le tennis, les primes de tournois internationaux sont de l'ordre de plusieurs dizièmes.

Le terrain, les règles, la durée du match, l'arbitrage sont identiques. La qualité du jeu, les dribbles, les techniques et tactiques sont comparbles. Les différences sont minimes, moins de brutalités chez les féminines, moins de roulades (quoique pour une brésilienne imitant Neymar !)) de simulacre de douleurs suivies de miraculeux rétablissements, plus d'élégance dans le jeu, plus de volonté de jouer et de se donner à fond pour son équipe : la plus grosse récompense n'est pas la prime de match mais le bonheur de la victoire. Donc encore du vrai sport, comme la grande majorité de français l'ont vécu dans leur jeunesse, certes à un niveau plus faible.

Et dans les tribunes comme derrière les écrans TV, des filles, des femmes et des hommes laissant au vestiaire leurs cris et vocalises machos et vulgaires, tous pour communier dans la beauté d'un sport bien joué et sincère. Pas de réflexions sur les bimbos, sur des objets sexuels jouant de leurs charmes, mais de l'admiration sur les qualités techniques, sur l'endurance physique, sur la beauté d'un sport bien joué ! Les footballeuses n'ont pas le physique d'une Nabilla ou d'une Kardashian siliconée, mais celui de femmes plus féminines que les mannequins, avec des jambes musclées et fines. Nos féminines sont des femmes à l'image des femmes françaises, courageuses et volontaires : de plus leur détermination et leurs qualités sportives en font des modèles accessibles à beaucoup de filles et même de garçons ! Les membres de groupements de supporters machos, violents et drogués aux boissons alcoolisées n'ont pas leur place : ils se sont éliminés eux-mêmes, refusant de supporter des gonzesses tapant dans la baballe ! Si les stades pouvaient s'en débarrasser, quel avenir radieux pour les amateurs de sports et la civilisation humaine.

Tous les publics des stades et les téléspectateurs sont fatigués des grandes vedettes masculines, enfants gâtés et capricieux, piliers de boites de nuit, dragueurs machos, parfois drogués pour tenir le coup et avec des salaires et revenus astronomiques, pour des prestations parfois bonnes, parfois modestes et rarement exceptionnelles : lorsqu'ils se "défoncent" en compétition internationnale c'est souvent pour faire monter leur cote sur le marché des transferts et des salaires.

 

Les femmes et les filles de la Coupe du Monde, dans uns saine pratique du sport ont plus fait que de grandes manifestations féministes pour la cause des femmes : les femmes sont des hommes comme les autres et avec un petit plus. Pour leur considération, pour avoir des salaires décents et normaux (pas ceux des stars du footbizz) il y a beaucoup à faire, mais les dirigeants seront obligés d'y remédier. Pour les jeunes, se retrouver sur les stades, filles et garçons dans l'exercice de leur sport favori, c'est promouvoir plus d'égalité et de respect loin des discours moralisateurs !

Merci les filles, merci les femmes pour les enchantements que vous nous donnez !


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