Le peer to peer, une culture ?

par Streetreporters
vendredi 6 mars 2009

Les développeurs de programme de Peer to Peer sont toujours plus innovants contre les outils de répression qu’ils dénoncent et combattent à la fois. En un mot, la culture subversive du Peer to Peer n’est pas près de s’éteindre. Au point que législateurs et fraudeurs se snobent ou se méprisent ouvertement.

Au cœur de la polémique : la culture du sample. Depuis des années les djs house remixent et samplent des morceaux de funk en accélérant les beats. Cela fait plus de 20 ans également que la tradition du rap revisite des mélodies anciennes tirées de morceaux pop. En un mot, le problème c’est que depuis trente ans, toute la culture de la musique va dans le sens de la réappropriation. Et appliquer les lois du droit d’auteur vient parfois à rendre hors la loi de vrais artistes.

Ce n’est ni un phénomène nouveau, ni proprement occidental (loin de là) mais pour évoluer, la culture a besoin de revisiter ses propres objets de consommation. Elle réinvente le flot incessant d’images et de musique. On retrouve ça dans l’art trop peu connu du Video disc jockey. Et sur Internet, cette pratique populaire passe par le lip dub. Disons franchement qu’en privatisant ses contenus, Youtube légitime les grands groupes de musique et censure une culture qui s’apparentait à une démocratisation de l’art contemporain. Même si on comprend bien qu’il faut légiférer et mettre un terme à cette règle tacite du net : tout est permis, le meilleur comme le pire. Aussi, le Web 2.0 est-il tiraillé entre gratuité des contenus et survie économique. Claude LeBlanc, rédacteur en chef de Courrier International, nous explique d’ailleurs que selon lui, la gratuité ne pourra plus durer, car cela limitera forcément la production.

Une chose est sûre, la réponse répressive du gouvernement ne semble pas être au point. Au point qu’il dirigent la culture internet vers une impasse. Pour faire plaisir à Christine Albanel, on peut aussi revenir au minitel. On est vraiment très loin des Etats-Unis de Barack Obama et l’outil internet reste encore un mystère pour les politiques traditionnels français.

Une jeune femme de 21 ans comme Lily Allen comprend mieux le sujet que ceux qui sont chargés de définir l’avenir du Web. On a envie d’utiliser l’argument un peu facile de la différence de générations. Mais si la différence générationnelle peut être une fausse excuse, le clivage ne se situe pas, pour autant, entre hommes de culture et politiques. C’est Luc Besson qui a poussé la provocation jusqu’à utiliser de son autorité pour faire fermer le site Bee motion, temporairement on l’espère.


Le web est il un truc de snob
par STREETREPORTERS_NET


Thomas paperback-writer

 


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