Le savoir descendant et la bÍtise ascendante !

par CHALOT
vendredi 11 mars 2016

 Au début j’ai souri, pensant que c’était là une plaisanterie de potache actuel ou vieillissant.

Mais vraiment est-ce possible ?

Va-t-on dresser des potences contre certains enseignants accusés de ne pas utiliser une pédagogie officielle ?

Autrefois les sorcières ( voir le dessin joint) préparaient leur mixture... Aujourd'hui ce sont les technocrates qui s'en chargent.....

Commençons par les faits relatés, avec un peu d’humour par un blog et repris par un site :

http://nonalareforme.unblog.fr/

« Une professeur des écoles est accusée d’avoir répondu à une question d’un élève, et donc transmettre un savoir de manière descendante. Si l’accusée nie abuser de ce genre de pratique, tout porte à croire qu’elle serait coutumière du fait.

Poitiers. Les accusations sont graves. Elles émanent d’un élève qui a raconté l’événement à ses parents. Séverine, enseignante dans une classe de CE2, aurait directement répondu à la question d’un enfant qui lui demandait lors d’une séance de géographie, comment s’appelle le fleuve qui traverse Paris. “Il s’agit de la Seine.” aurait répondu la maîtresse, sous le regard apeuré des élèves, encore sous le choc aujourd’hui.

Bravant tous les interdits, Séverine M., 43 ans, a donné la réponse sans prendre le temps de mettre en place un dispositif socio-cognitif. A aucun moment, les apprenants n’ont eu la possibilité de confronter leurs savoirs et construire collectivement la réponse.

“Un enseignant est là pour apporter des connaissances, mais surtout pas dans un modèle transmissif, déclare le conseiller pédagogique chargé du dossier. Ce n’est quand même pas compliqué d’instaurer une démarche hypothético-déductive où les élèves, répartis en 7 groupes hétérogènes, produisent une affiche. Ces traces écrites ainsi réalisées auraient été le support d’un débat permettant de valider une réponse se situant entre la rétrodiction et la prédiction”.

Ce ne serait pas la première fois que la jeune femme agit de la sorte. Selon des témoignages anonymes, elle aurait par le passé expliqué la différence entre deux homonymes grammaticaux dans une approche complètement dénuée d’empirisme. Encore un drame quotidien du refus de la pédagogie. »

 

Va-t-on voir reprendre cette querelle entre les anciens et les modernes ?

La pédagogie active hier, mis de côté, dénigrée ou mise de côté va-t-elle servir de paravent à tous ceux qui veulent réduire les savoirs et s’en prendre à l’école républicaine ?

Célestin Freinet se retournerait dans la tombe !

Le conseiller pédagogique chargé du dossier devrait ou changer de travail ou partir se former réellement !

Jean-François Chalot


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