Les familles des citÚs ont droit au respect !

par CHALOT
vendredi 5 octobre 2012

Dans les années 70, l'UFC l'Union Fédérale des Consommateurs fondée en 1951 était particulièrement active dans de nombreux quartiers de nos villes. Ses militants et ses militantes n'hésitaient pas à aller dans les magasins pour vérifier les dates de péremption des produits...

Je me rappelle d'ailleurs que jeune sympathisant à l'époque, il m'arrivait régulièrement de rapporter des yaourts à la caisse centrale et même je l'avoue de prendre la parole pour dénoncer l'arnaque.

C'était ludique et populaire.

L'UFC -Que choisir ? du nom de cette revue de grande qualité qui a sorti son premier numéro en 1961, continue son action en s'appuyant sur les études comparatives qu'elle publie et sur les permanences consommation.

Les opérations « coup de poing » sont nettement moins nombreuses et si d'autres associations de consommateurs agissent elles aussi sur le terrain, elles ont orienté principalement leur action de proximité dans le cadre des permanences, et de suivis de dossiers....

Aujourd'hui, il est nécessaire et indispensable de renouer fortement avec les traditions des « années héroïques ».

En effet, nous sommes nombreux à constater l'existence d'une forte dualité des commerces proposés, notamment au niveau des petites et moyennes surfaces.

Dans certains quartiers populaires, on trouve non seulement des prix élevés mais en même temps une qualité médiocre et même des produits périmés.

Dans les quartiers du centre ville ou dans les petites villes résidentielles, les produits sont de meilleure qualité et plus économiques.

C'est une constatation que j'ai faite sur l'agglomération melunaise et lorsque je me suis étonné auprès d'une habitante d'un quartier populaire de Melun de constater cette « ironie », elle m'a expliqué les choses :

« Nous ici nous n'avons pas le choix. Nous n'allons pas prendre notre voiture quand nous en avons une pour trouver un magasin de meilleur marché , on achète ici.

Dans ta ville, les gérants et l'Enseigne n'ignorent pas que s'ils ne font pas des efforts les clients vont faire des kilomètres pour s'approvisionner à l'Hypersurface »

Je pense qu'il faut reprendre notre « bâton de pèlerin » pour sillonner les magasins, effectuer des « contrôles » et intervenir afin que des améliorations sensibles soient apportées.

Les populations qui subissent de plein fouet les effets de la crise et qui disposent de très peu de moyens financiers ont droit,elles aussi à de la reconnaissance comme consommateurs de plein droit.

Elles doivent avoir accès à des produits frais à des prix accessibles qui ne soient pas supérieurs à ceux du marché.

Elles ont droit, elles aussi, au respect :

En entreprenant cette action les associations familiales et de consommateurs mènent une œuvre d'éducation populaire, agissent concrètement et tissent des liens avec la population.

C'est nettement plus intéressant que de faire comme certains qui apparaissent uniquement durant les campagnes électorales.
 

Jean-François Chalot


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