Mariage hétérosexuel, oppression des femmes, libérations

par C BARRATIER
vendredi 24 mai 2013

Le mariage et la répudiation (pouvoir réservé au mari) sont parfois utilisés dans le monde musulman pour opprimer la femme qui n’a pas les mêmes droits que l’Homme.

Le mari peut avoir plusieurs épouses, la femme ne peut pas avoir plusieurs maris. Surtout, la femme peut être épousée sans être consentante, il s’agit alors d’un viol. Des croyants musulmans en opération guerrière épousent dans une cérémonie religieuse collective des gamines en territoires occupés, les violent, les répudient et sont considérés parfaitement en règle avec la « charia ».

En France, comme dans les pays de « charia », le mariage a été d’abord été, à partir de 1215, une union religieuse, ici catholique, concernant des familles riches. Il s’agissait de mariages arrangés pour des alliances, des regroupements de fortune.

Le mariage civil a été mis en place le 20 septembre 1792, malgré la vive opposition des autorités catholiques. Il s’agissait toujours de mariage hétérosexuel. Le mariage civil donne un statut juridique, des droits et des devoirs aux époux. Les tribunaux de la République sont seuls compétents pour faire appliquer les règles successorales, de garde des enfants, la séparation ne peut pas être la répudiation du seul fait du mari. C’est un jugement dans lequel les deux parties ont même voix au chapitre.

Il est piquant de constater que l’église catholique, pas seulement ses intégristes de service, mais bien toute la hiérarchie catholique se sont opposés au mariage hétérosexuel avant de s’opposer au mariage monosexuel aujourd’hui.

Sous couleur d’une prétendue morale qui n’existe pas particulièrement dans le mariage hétérosexuel, l’Eglise s’est opposée au mariage monosexuel sans voir que celui-ci ne mènerait nullement à l’oppression d’un époux par l’autre, contrairement à ce qui se passe encore parfois dans le mariage religieux musulman.

Derrière cette protestation il y a la fureur de voir la société civile se permettre de décider sans les pouvoirs religieux d’une union hétérosexuelle ou monosexuelle.

 L’église catholique qui célèbre encore des mariages hétérosexuels d’époux déjà mariés en mairie fait promettre le baptême des enfants, c'est-à-dire que cette opération n’est pas désintéressée, il s’agit de tenter de régner sur des esprits, d’élever des enfants au service de l’église. Dans le mariage hétérosexuel l’église n’a aucun profit à tirer, alors que c’est le seul profit qui l’intéresse.

L’institution du mariage évolue en se libérant des églises, d’où la fureur de ceux qui croient avoir des droits de possession de chacun. C’est une défaite de l’église catholique qui a mis sous le projecteur la collusion de ses chefs et curieusement des chefs de file de la droite et de l’extrême droite. Cela laissera des traces. Au-delà de la juste conquête de l’égalité de traitement des citoyens et citoyennes dans le type de mariage de leur choix, il y avait là un enjeu politique : la droite n’est pas propriétaire de la France plus que la gauche, il n’y a pas eu d’usurpation du pouvoir, il n’y a pas de France qui devrait allégeance à une église.

On dit que les femmes votent plus près de l’église catholique et des idées de la droite que les hommes. Connaissent elles les conquêtes de l’Histoire de France, qui s’y est opposé, et donc qui elles devraient combattre dans leur propre intérêt ?

Voir en table alphabétique des news :

« Femmes : Conquêtes, reponsabilités nouvelles. Prenez votre part de pouvoir »

 http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=228


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